Huissier de justice dur métier
Un reportage télévisé sur les huissiers
de justice a sucisté mon interêt, peut -être parceque
l'huissier était une femme dénomée Melle Meyer .
Elle demontrait avec un enthousiasme peu ordinaire les differentes facettes
de son si admirable métier:
injonction de payer, saisie, vente du mobilier, et le nectar le plus suprême
l'expulsion...
Cette jeune femme est huissier de justice depuis 3 générations.
Quelle filiation !
Quand d'autres s'inquiètent seulement du patronyme -voir dossier
sur la
plaidoirie divine - je me demande pour ma part si il n'est pas tant
de s'inquiéter aussi du métier. Il est connu que certains
métiers nous étaient interdits sauf ...ceux liés à
l'argent.
Quant à elle, elle est fière d'aider , de participer, d'être
l'outil de la Justice dit-elle et de quelle Justice, celle d'expulser des
familles en mal de paiment de loyer.
L'exemple un peu extrême , certes, est celui d'une mère
seule avec deux enfants dont l'un gravement handicapé.
Obligés à présent de vivre dans une chambre d'hôtel
à trois, ayant comme refrigerateur le rebord de la fenêtre.
Cette chambre lui coûtait 7000,00 frs par mois .
L'horreur.
Bien-sûr cette mère n'aurait pas du être explusée
, comme l'explique clairement une assistante sociale, mais les huissiers
de justice n'ont pas d'états d'âmes.
C'est certain qu'il ne faut pas avoir d'états d'âmes pour faire
ce métier, rentrer chez les gens sans leur autorisation, avec l'assurance
de son bon droit, faire la saisie des biens, appeler le commissaire priseur
pour la vente des meubles bien souvent au-dessus de la dette exigée,
chercher des témoins dans une citée dortoir, monter les étages
et les descendre c'est un dur métier.
En plus il faut payer ses propres factures; courrir donc, aprés le
client , pardon, aprés sa proie.
La pensée est absente qu'importe l'action et le résultat sont
là, et la fin justifie les moyens .
A cela notre chère huissier de justice retorque "mais nous faisons
notre travail " curieuse facon de justifier le pire.
Ce qui est navrant c'est qu'en étant femme elle se sent obligée
d'avoir encore moins d'états d'âmes que ses confrères,
-j'admet que cela soit difficile - avec qu'elle jubilation décrit-elle
toutes les actions entreprises auprés des mauvais payeurs , saisies
,ventes expulsions.
C'est sûre elle fait aussi bien qu'un homme, gageons même elle
le fait mieux qu'un homme et pour une fois ce n'est vraiment pas glorieux.
Dommage notre particularisme en tant que juif et femme est justement d'avoir
des états d'âmes, de se remettre en question , d'être
en questionnement.
Cette femme passionnee par ce métier, j'aurais préféré
qu'elle s'appelle autrement .
Claudine Douillet