Il sera sans doute difficile
de dire spontannément en cette année, bonne année,
Shana Tova, une année douce comme le miel, devant le silence
assourdissant de cette tragédie, le deuil , le recueillement
sont présents et la pudeur devant un tel désastre
ne peut inviter qu'à l' introspection.
Cet acte insensé, sans précédent depuis la
deuxième guerre mondiale a de quoi secouer les esprits,
bien souvent même les traumatiser, assister en direct à
la destruction d'un monde est difficile à gérer.
Les images passées en boucle à la télévision
se sont imprimées dans nos esprits, on y pense tous le
temps, seuls le fracas et les hurlements nous ont été
épargnés, il n'est pas difficile de les associer
pour comprendre que cet acte est un crime contre l'humanité.
Nous avions une vision du monde, elle vient d'être détruite,
celle-ci nous renvoye immédiatement à l'image de
notre précarité, celle de nos vaines certitudes,
du bien, du mal , de la vie et de la mort, cette vision manichéenne
est à jamais anéantie.
Au-délà de la tragédie humaine se trame un traumatisme qu'il va falloir évaluer pour faire face à l'insécurité, à notre perte de reperd que nous venons de subir.
L'annéantissement
de ces deux tours est peut-être le plus terrible dans nos
esprits, tellement habitués que nous sommes aux victimes
d'attentats quotidiennement en particulier en Israël, mais
le paysage, l'architecture restaitent les mêmes avec cet
espoir indécent que la vie devait continuer malgré
tout.
Dans le cas présent ,il semble être un point final
à une histoire, à notre histoire, et une nouvelle
histoire dont nous pressentons déjà sa gravité
commence à s'écrire.
Leur destruction signifie
que tous les symboles peuvent mourir et peut-être doivent
mourir pour permettre que cette nouvelle histoire puisse naître.
La redéfinission de nos valeurs semblent être incontournable
et si selon le judaïsme en toute chose il faut voir le bien,
que même cela est aussi pour le bien (gam zou le tova) alors
apprenons à observer l'effet positif de ce drame avant
qu'il nous engloutisse totalement.
Le terrorisme doit enfin être combattu ?
Fallait-il que l'Amérique accuse ce coup de grâce
pour comprendre enfin l'impact de l'Islamisme sur le monde occidental?
Le monde comprend enfin contre quoi Israël se bat quotidiennement,
elle ne se bat pas seulement contre le terrorisme mais aussi contre
l'Islamisme qui ne demande qu'à nous éradiquer tous.
Cependant nous allons devoir rentrer en guerre pour combattre
le fléau du 21 ème siècle ? Le terrorisme.
Est ce la bonne solution de venger par la mort , encore des morts,
encore des civils qui vont payer de leur vie ce besoin de vengeance
qu'Israël au plus fort de sa tourmente n'a même pas
envisagé.
Voyons plus loin ,est ce vraiment le terrorisme que le monde va
combattre ou plutôt laver l'affront que Bush vient d'essuyer
?
Israël est l'exemple à suivre , loin de combattre
de façon aveugle et rendre coup pour coup contrairement
à ce que prétendent les médias, Israël
a une force de retenue que l'Amérique devrait prendre pour
exemple.
Pourquoi personne ne s'est élevé contre l'attentat
du Daulphinarium ?
Pourquoi le monde n'a pas prêté main forte à
Israël pour combattre ce terrorisme à ce moment tragique
pour Israël ?
Pourquoi personne à ce moment là à dit "nous
sommes tous des israèliens "?
Pourquoi Bush ne prend pas pour son compte ses propres conseils
de retenue ?
Il faut aujourd'hui prendre le recul voir plus loin que la riposte
qui semble imminente et sur le coup ô combien compréhensible
de la colère, mais dirigée contre qui contre quoi
?
Si un seul homme est responsable faut-il que la planète
entière rentre en guerre ?
Les USA détiennent les meilleurs services de renseignement
au monde ne sont ils pas capable de mettre fin aux manoeuvres
néfastes d'un Oussama Ben laden.
L'Amérique ont supplié la paix au Proche-Orient
en la personne de Clinton et aujourd'hui c'est elle qui rentre
en guerre, oui, parce qu'elle a été victime d'un
acte de terrorisme à l'echelle de son pays.
Alors pour cette raison il faudra encore plus combattre pour la
paix, ne pas baisser les bras et que peut-être de comprendre
enfin que la plus grande force est de ne pas s'en servir.
Claudine Douillet