L'affaire des enfants yéménites .
Contre-information

 

Nous avons interviewé pour Alliance M. Moshé Fogel, porte-parole du gouvernement du département de l'information concernant l'affaire des enfants yéménites.

Alliance : M. Fogel, pouvez-vous commenter l'affaire des enfants yéménites, et nous indiquer si la commission d'enquête tiendrait à la disposition du public un compte-rendu des sessions?

M. Fogel : Pour l'instant, rien n'a pû être prouvé. Beaucoup de gens viennent affirmer toutes sortes de choses, mais il n'y a aucune preuve.

Alliance : Sait-on quand la décision de l'enquête sera publiée?

M. Fogel : Il n'y a pas de date prévue. Pour l'instant la commission se contente d'entendre tous les témoins et se garde d'aboutir à aucune conclusion.

Alliance : Selon certains journalistes, selon Yediot Aharonot, des certificats de décès et de naissance laissé en blanc et pré-signés datant de cette époque auraient été retrouvés. Que pensez-vous de cette information et quel a été le commentaire du gouvernement?

M. Fogel : les gens sont libres de dire ce qu'ils veulent, et toute sorte de gens disent toute sorte de choses, mais dans ces cas aussi, il n'y a eu aucune preuve d'avancée. Il faut aussi garder à l'esprit que toute cette affaire est extrémement sensible et c'est la raison pour laquelle la commission n'a procédé à aucune publication et à aucune conclusion trop hâtive. Il faut d'abord entendre tous les témoignages.

Alliance : Pouvez-vous nous informer si une possibilité existe de publier systématiquement sur notre réseau les sessions de la commission, et ce afin de permettre à tous de lire tous les points de vue existant actuellement sur cette affaire, le point de vue officiel tout autant que le point de vue des plaignants.

M. Fogel : je vous promets de faire mon possible pour savoir si une telle possibilité existe, et si la commission autorserait la publication brute des débats.

Alliance : Nous vous remercions de votre aide et espérons obtenir bientôt l'expression des sessions de la commission officielle.


Interview d'un mèdecin d'anatomopathologie

Alliance a aussi interviewé un professeur d'anatomopathologie de Lyon pour lui demander son analyse du problème des disparitions des ossements des 926 tombes ouvertes et trouvées vides par l'équipe de recherche du Rav Meshulam.

Alliance : est-il possible que des enfants jeunes, âgés de 0 à 3 ans, et morts dans cette tranche d'âge, ne laissent aucune trace dans le sol après quelques années?

Prof. X : tout à fait possible.

Alliance : ils se fondraient littéralement dans le sol au point de ne laisser aucune trace? aucun ossement?

Prof. X : sans aucun problème. Sans vouloir établir une assimilation entre les deux, j'ai déjà enterré des chiens de chasse qui étaient morts, et au bout de trois ou quatre ans, il ne restait absolument rien.

Alliance : est-ce que la différente composition du sol peut avoir des effets sur la conservation ou la disparition de corps d'enfants?

Prof.X : absolument pas. C'est plutôt l'âge de l'enfant qui influe.

Alliance : et donc, selon vous, jusqu'à trois ans, il peut y avoir disparition totale.

Prof. X : Jusqu'à trois ans et même au delà. Il est difficile de donner une limite supérieure exacte.

 

Yona Dureau