Le Livre blanc.
Yona Dureau pour Alliance
Introduction
Résumé
Table des matières
Pourquoi les engagements formels étaient-ils
si importants au cours du processus de paix après 1993?
Cas de mauvaise foi
flagrante, Arafat créé une logique de manquements
Aspects spécifiques des infractions
Usage direct de la violence
Pratiques quotidiennes
Ambiguité envers
des actes terroristes ou complicité patente
Non-confiscation des
armes illégales
Incitation à
la haine
Autres aspects des infractions
palestiniennes
L'importance numérique
de la police palestinienne
Organes de sécurité
palestiniens opérant en dehors de zones contractuelles
Infractions à
l'aéroport de Gaza (Dahanyyah)
Refus de mettre en oeuvre
une politique de contrôle des visiteurs
Relations extérieures
Infractions économiques
Infractions sur les
infrastructures
Activité criminelle
sous les auspices de l'autorité palestinienne
Les hypothèses
eronnées
La paix un choix irréversible?
Un pari sur le bien
être du peuple ?
Négociations
bilatérales
La racine des causes
La politique d'Arafat":
éviter les choix"
Détourner l'attention
des échecs internes
Graphique: courbe du
produit réel par tête en 1993=100, un pic en 1994
et un déclin jusqu'en 1997 suivi d'une remontée
partielle jusqu'au milieu de l'an 2000.
Les théories
de la conspiration et les mauvais calculs
Annexe A": Les
engagements clés pris par l'OLP/ autorité palestinienne
Prévention de
l'incitation
Interdiction des armes
illégales
Le Livre blanc est un rapport
rédigé par Danny Yatom, le conseiller en chef de
M. Ehud Barak, sur la demande de celui-ci.
Ce rapport concerne toutes les transgressions des accords de paix
par les Palestiniens. Un rapport de ce type avait déjà
été rédigé par les services d'information
du gouvernement Natayahou, et avait servi à ménager
les clauses de sécurité d'Israël dans les pourparlers
à Washington. Le présent rapport est une version
assez expurgée des constatations faites par les services
de sécurité israëliens.
Le Livre blanc pose néanmoins de nombreuses questions sur
la nouvelle stratégie adoptée par Barak après
le baillonage des media concernant la violations des accords par
les Palestiniens. Barak a-t-il l'intention de se présenter
à présent comme un homme fort, résistant
aux pressions internationales à la vue des exactions palestiniennes?
Pense-t-il ainsi renouveler son image face à Sharon? Il
tromperait alors son électorat de gauche. Feint-il d'avoir
ignoré ces exactions pendant toutes ces années.
Il paraît alors irresponsable et incapable.
Le rapport laisse songeur quant à la viabilité de
tout accord futur. Il démontre par exemple que Yasser Arafat
n'est pas un partenaire crédible pour la paix, qu'il a
récompensé par une décoration post-mortem
les terroritstes condamnés la veille verbalement lors d'une
discussion avec le gouvernement israëlien, relaxé
ou aquitté des condamnés palestiniens devant selon
les accords demeurer dans des prisons palestiniennes, et encouragé
et fomenté la violence à de nombreuses reprises
contre Israël.
Les rapports récents par les services de sécurité
israëliens ont montré sans ambage que TOUS les attentats
ayant eu lieu contre les Israëliens depuis les accords d'Oslo
avaient eu lieu avec l'assentiment de Yasser Arafat. Ceci ne pose
pas seulement la question de sa cr'édibilité en
tant que partenaire pour la paix. Ces faits, ajoutés au
nombre élevé d'attentats contre des civils innocents
DEPUIS la création de l'OLP en fait, selon la loi internationale,
un criminel de guerre.
Ou bien aurait-on décidé, en haut lieu, à
la Hague, que tuer des Juifs serait justifié par une loi
différente, et que cela n'est pas condamnable ?
Nous publions donc ici le Livre blanc dans sa totalité,
et nous ferons suivre ce dossier d'un dossier concernant tous
les assassinats commis en Israël contre des Israëliens
depuis la signature des accords d'Oslo.
Note de l'IMRA": (Nahman
Shai, le coordinateur des affaires publiques du gouvernement Barak,
a diffusé ce ´"livre blanc"ª le 20
novembre 2000. Ceci en est le texte complet. Les photographies
et graphiques n'ont pas été inclus. Bien que ce
document ait été distribué par le gouvernement
israélien lors d'une conférence de presse officielle,
il ne porte aucune mention indiquant son origine, son auteur ou
un rapport quelconque avec le gouvernement israélien.).
Non-respect des accords signés et des engagements pris
par l'Autorité palestinienne et l'OLP": Récapitulatif
de la mauvaise foi et des infractions.
Le 20 novembre 2000
Résumé
La vague de violence actuelle, menée par les Tanzims du
Fatah, est essentiellement une tentative d'Arafat de parvenir
à ses fins par la violence et d'éviter de faire
les choix nécéssaires à la réussite
des négociations.
Des hypothèses de base se sont révélées
erronées":
L'attitude d'Arafat à la suite du sommet de Camp David
indique qu'il prefèrait ne pas être confronté
aux difficiles décisions nécessaires à un
compromis historique.
Au lieu de se préoccuper du bien être de son peuple, nous le voyons prêt à utiliser les souffrances des palestiniens, particulièrement la mort des enfants qui est exploitée de faÁon éhontée.
Plutôt que de tenir compte des sensibilités juives et israéliennes (parallèlement à leurs droits légitimes), les Palestiniens prefèrent maintenant attiser les flammes de l'identité politique islamique (Al Quds est en danger) de faÁon à rompre les négociations et à les remplacer par une intervention internationale.
La dynamique du "combat"ª a pris le dessus sur les engagements des palestiniens, parmi les manquements à leurs obligations on compte":
- L'usage direct de la violence par la police palestinienne qu'Arafat considère en fait comme les forces armées de l'autorité palestinienne au cours d'affrontements violents. Un des cas les plus graves est le lynchage de deux réservistes de l'armée israélienne à Ramallah le 12 octobre 2000 et dont les policiers palestiniens sont largement responsables.
- Une attitude ambiguë, voire complice, envers le terrorisme. Une certaine tolérance envers le Hamas a contribué aux effusions de sang lors des attentats terroristes de février et mars 1996. Dans la crise actuelle, la sécurité préventive de l'autorité palestinienne, et surtout les Tanzims (la milice du Fatah d'Arafat), prennent une part active dans les attaques terroristes et la coopération préventive a été quasiment abandonnée.
- La non-confiscation des
armes illégales. Des milliers d'armes ont été
laissées aux mains des Tanzims depuis 1994 et elles ont
été vues aux cours des évènements
récents, lors des manifestations et des funérailles
dans les Territoires.
L'incitation à la haine. Des tentatives répetées
de mobiliser les masses arabes et de déstabiliser la région
aux cris de"´Ou est Saladin"? ª constituent
un des éléments clés de cette crise. Cela
dans un climat général d'éducation et de
messages publics qui dénigrent les juifs et écartent
toute possibilité de solution négociée.
L'importance numérique de la force armée palestinienne, plus de 40 000 hommes, est en contradiction avec l'accord intérimaire.
Les organes de la sécurité palestinienne opèrent en dehors des zones prévues, en particulier à Jérusalem-Est, ce qui constitue une infraction aux accords.
L'aéroport de Gaza a été le thé,tre de nombreux manquements qui laissent à penser que l'aéroport sert à des fins illégales.
Au plan des Affaires Etrangères, l'autorité palestinienne contrevient aux accords quant à son statut intérimaire.
Les accords et processus économiques et d'infrastructure sont régulièrement ignorés.
Des activités criminelles à grande échelle se déroulent sous les auspices de l'autorité palestinienne ( depuis les vols de voitures jusqu'à l'évasion fiscale).
Au cours de la crise actuelle, l'autorité palestinienne n'a pas protégé les lieux saints juifs à Naplouse et à Jéricho.
Il convient de rappeler que l'OLP n'était pas une entité inconnue quand le processus de paix fut mis en route. Il avait une longue histoire de terrorisme, d'infraction aux accords (avec les gouvernements arabes de Jordanie et du Liban) et d'abus dans les régions controllées par lui. En raison de cela, des engagements formels furent exigés avant la signature de la déclaration de principes, en particulier les engagements pris avec Itshak Rabin. Toutefois, ces engagements ont toujours été interpretés très aléatoirement et n'ont été honorés que lorsque Arafat et l'autorité palestinienne le jugeait utile.
Importance des engagements formels avant le processus de paix
de 1993.
Mauvaise foi fondamentale": la logique de non-respect des
accords d'Arafat.
Aspects spécifiques des infractions.
Usage direct de la violence.
Dans la crise actuelle.
En permanence(enlèvements de citoyens israéliens
etc.
Terrorisme": ambivalence et complicité.
Non-confiscation des armes illégales.
Incitation et perpétuation de la haine.
Autres aspects des infractions";
Importance numérique de la police palestinienne.
Organes de sécurité opérant en dehors des
zones contractuelles.
Infractions à l'aéroport de Gaza.
Refus de mettre en úuvre une politique de contrôle
des visiteurs.
Relations Exterieures.
Infractions économiques et sur les infrastructures.
Activité criminelle sous les auspices de l'autorité
palestinienne.
Non-protection des lieux saints.
Les hypothèses réfutées":
La paix": un choix irréversible.
Un pari sur le bien être du peuple.
Négociations bilatérales.
La racine des causes":
La stratégie d'Arafat": éviter les choix.
Détourner l'attention des échecs internes.
Théories de la conspiration et mauvais calcul.
Pourquoi les engagements formels
étaient-ils si importants au cours du processus de paix
après 1993?
Depuis septembre 1993, l'OLP en tant qu'organisation est devenue
signataire de la Déclaration de Principes et le partenaire
d'Israël dans les négociations. Ceci explique la nécessité
d'engagements formels sur de nombreuses questions afin d'assurer
que la direction de l'OLP avait bel et bien rompu avec ses positions,
sa mauvaise foi et ses pratiques antérieures, celles du
temps ou elle était une coalition de mouvements terroristes(feddayin).
A plusieurs reprises dans
son histoire, l'OLP et les organisations qui la constituaient
avaient eu recours à une stratégie d'élimination
de l'état d'Israël en tant que tel, cette stratégie
figurait même dans la Charte Nationale Palestinienne.
A ce titre, l'OLP était impliquée dans de nombreuses
actions terroristes des manquements aux accords avec les pays
arabes hôtes
des abus dans les zones controllées par leur "état
dans l'état"au Liban.
C'est dans ce contexte qu'Israël se voit contraint d'exiger des engagements formels sur les aspects les plus élémentaires et les plus évidents du processus. De fait, les engagements furent obtenus mais dans la majorité des cas, ils furent interpretés de façon aléatoire régulièrement en ce qui concerne les questions clés de la sécurité, l'usage de la force et la prévention du terrorisme.
En dépit de l'accumulation
des preuves de mauvaise foi comme nous le verrons ci-dessous,
Israël et les autres parties concernées gardaient
l'espoir d'une paix stable. Ils supposaient que le processus et
son importance ameneraient Arafat à modifier son approche
et à ne pas considerer la violence comme une option possible.
Cet espoir a disparu maintenant.
Cas de mauvaise foi flagrante, Arafat créé une logique de manquements:
Dès son discours
sur la pelouse de la Maison Blanche en septembre 1993, Arafat
a indiqué que pour lui la Déclaration de Principes
ne signifiait en rien la fin du conflit.
A aucun moment il n'a quitté l'uniforme symbole de son
statut de chef de guerre révolutionnaire.
En outre, la carte de la Palestine demeura la même que par
le passé, englobant tout le territoire de la Palestine
d'avant le mandat britannique de 1948 (voir photo).
En diverses occasions, Arafat continua d'utiliser le mot de ´"Jihad"ªlittéralement ´"la Lutte"ª mais dans le contexte à connotation religieuse du conflit palestinien, c'était une référence évidente à la violence. Ainsi, au cours des obsèques d'un dirigeant palestinien le 15 juin 1995 et au plus fort des conversations d'Oslo, il rend un hommage appuyé à deux femmes terroristes (Dalal el Mugrab et Abir Wahidi) et qualifie les enfants qui jettent de pierres de´"généraux palestiniens." Il jure à son auditoire qui était favorable au Hamas ´"de poursuivre ce difficile Jihad, dans la voie des martyrs, la voie des sacrifices"."
Dans ce contexte, il est
particulièrement intéressant de noter les allusions
répétées au traité de Huddaybiyyah
signé par le prophète Mahomet avec ses ennemis de
la Mecque quand ils étaient plus forts que lui et abandonné
ensuite(dès qu'il eut conquit la ville) bien avant la date
prévue par le traité. La première référence
à ce traité eut lieu peu après la signature
des accords intérimaires dans le discours du ´"Jihad"ª
qu'il fit à la mosquée de Johannesbourg.
La communauté juive parvint à se procurer ce discours
et il fut diffusé en Israël en mai 1994.
La signification de ce traité
d'Hudaybiyyah a été explicitée par Arafat
lui-même quelques mois plus tard à l'occasion de
la commémoration de l'incendie d'El Aqsa (incendie causé
par un australien fou mais fréquemment utilisé par
la propagande palestinienne pour démontrer les mauvaises
intentions des juifs).
Le prophète, le messager d'Allah, le dernier des prophètes
a-t-il vraiment accepté d'être humilié (comme
Omar bin el Khattab l'en accuse)"? Non et non. Il n'accepta
pas d'être humilié. Mais chaque situation a ses propres
circonstances. (Télévision palestinienne le 21 août
1995).
La référence
a ce traité reparait en 1998, en parrallèle avec
l'avertissement que "toutes les options sont ouvertes au
peuple palestinien"ª(orbit télévision
18 avril 1998). Voici au fond la logique de l'acceptation du traité
d'Oslo, des négociations et des divers engagements pris.
Il ne s'agit aucunement d'éléments de confiance
et de coopération mais de mesures temporaires qui seront
abandonnées dès que possible.
Arafat, un ancien frère musulman contraint à quitter l'Egypte de Nasser dans les années 50, parle le langage habituel de l'islam radical à ce public musulman de la mosquée de Johanesbourg en mai 1994.
A des publics plus laïques, cela lui permet de proposer de façon acceptable la nature provisoire de ses engagements dans le cadre de la ´"stratégie des étapes"ª pour la libération de la Palestine, stratégie adoptée par le conseil national en 1974.
Une autre décision de 1974, celle d'établir une autorité palestinienne sur tout territoire évacué par Israël a également été évoquée par Arafat sur la pelouse la Maison Blanche en septembre 1993 et lors de la première session du conseil législatif de l'autorité palestinienne en mars 1996 (el ayyam, le 8 mars 1996).
Pièce maitresse du processus de paix, cette interprétation de l'engagement de ne pas recourir à la violence était partagée par les lieutenants d'Arafat.
Au cours d'un discours (disponible en vidéo) devant un forum à Naplouse en janvier 1996 et alors que les négociations se poursuivent, Nabil Shaat décrit la situation dans des termes qui semblaient irréalistes mais paraissent aujourd'hui familier": ´"Nous avons décidé de libérer notre patrie pas à pas. Si Israël continue, pas de problèmes. Nous honorerons les traités de paix et la non violence mais dès qu'Israël s'arrête nous retournerons à la violence. Mais cette fois-ci, ce sera avec 30 000 soldats armés et dans un pays possèdant déjà des éléments de liberté Si nous sommes dans l'impasse, nous reviendrons à la guerre et nous lutterons comme il y a quarante ans."
A la suite du changement de gouvernement en Israël, et trois semaines avant le percement du tunnel dans le Mur Occidental à Jérusalem, un officier supérieur palestinien, Mohammed Dahlan prévient (Al hayyat 2 septembre 1996) qu'un retour à la lutte armée, avec la participation active des forces armées n'est pas exclu en raison de l'impasse dans les négociations. Mohammed Dahlan est le chef de Sécurité Préventive à Gaza et il peut être tenu pour responsable de l'activité terroriste dans ce secteur.
Au cours des évènements du ´"tunnel"ª, (appelés ´"la campagne el Aqsa"par les Palestiniens), Arafat s'adressa aux réfugiés du camp de Daisheh près de Bethlehem et il mit à nouveau l'accent sur la continuation du Jihad palestinien ´"nous ne connaissons qu'un seul mot"ª) et sur le fait que ´"toutes les options restent ouvertes"ª.
Ce sentiment est partagé par d'autres. Ainsi, le plus haut dignitaire religieux de la hierarchie palestinienne, le grand Mufti de ´"Jérusalem et des terres palestiniennes"ª, le cheikh Ikrimah Sabri, déclare au journal palestinien ´"Al ayyam"ª que Jérusalem ne peut être récuperée au moyen de négociations et donc la seule option est la guerre. Le chef du Fatah en Judée et Samarie, Marwan Barghuti, un des hommes clé dans les évènements actuels, prévient dès mars 1997 que ses hommes sont enclins à reprendre la lutte armée et il applaudit à l'attentat de Tel Aviv où trois femmes trouvèrent la mort (Al ayyam, Al hayat el jadidah 26 et 27 mars 1997).
Le 15 novembre 1998, au cours d'une réunion Arafat menace encore ´"le fusil palestinien est prêt et nous viserons s'ils essayent de nous empêcher de prier à Jérusalem les généraux des pierres sont prêts (al ayyam le 16 novembre 1998). Sur ce même ton, il s'adresse aux cadres du Fatah pour la région de Jérusalem lors de la commémoration du 31ème anniversaire de la bataille de Karameh et il se déclare prêt à livrer des batailles similaires pour défendre les droits de la Palestine (Ha arets le 21 mars 1999).
Plus récemment et sous l'influence de ce qui fut perçu comme une victoire du Hezbollah au Sud Liban, les références à l'option violente se multiplient. De fait, l'entrainement des enfants en vue de la lutte armée est utilisé pendant le sommet de Camp David, allusion à ce qui se passerait si les exigences palestiniennes n'étaient pas satisfaites.
A mesure que la crise actuelle se déroule, Nabil Shaat nous propose une explication de ce qu'Arafat entendait par ´"toutes les options restent ouvertes"ª au cours d'une interview accordé à la télévision ANN à Londres (le 7 octobre 2000). Il rappelle à son interlocuteur que personne ne le croyait quand il le disait mais le choix ne se pose pas entre les options de négociations ou de lutte. Vous pouvez négocier et vous battre en même temps (comme les algériens et les vietnamiens). Donc, ´"le peuple palestinien combat avec des armes, avec le Jihad, avec l'intifada et les actions suicide et il est destiné à toujours se battre et négocier en même temps"ª.
Aspects spécifiques des infractions
La liste des cas figurant ci dessous n'est aucunement exhaustive. Elle suffit néanmoins à apporter la preuve que la logique de l'infraction que nous avons présentée plus haut a conduit à un schéma d'abus et de violence ouverte de la part de l'autorité palestinienne.
De fait, cette crise constitue
un tournant. Elle a été précedée par
des éruptions au nombre desquelles la crise du tunnel en
septembre 1996 et les brefs incidents de Nakba en mai 2000.
Néanmoins, l'autorité palestinienne n'a jamais autant
fait fi des engagements pris et créé jour après
jour une atmosphère d'émotions vives, de haine et
de peur dans l'espoir d'une mobilisation palestinienne et pan
arabe générale.
Tout ceci constitue non seulement un manquement aux engagements pris lors des accords d'Oslo, mais encore un refus patent de se conformer aux décisions prises au récent sommet de Sharm el Sheikh. Ce schéma de refus de respect des engagements tant écrits qu'oraux, en particulier l'usage d'une milice illégalement armée sous les ordres d'Arafat dans un conflit de basse intensité sous le couvert d'intifada ou de protestation populaire, tout cela confirme que dans l'optique des palestiniens cette nouvelle dynamique de lutte prend le pas sur ´"pacta sunt servanda"ª.
Au-delà de l'état actuel des combats, les infractions des palestiniens s'étendent à de larges pans de la vie quotidienne depuis les manuels scolaires jusqu'aux vols de voitures. Certains de ces aspects(mais pas tous) sont commentés ici.
Il est évident que l'infraction la plus flagrante à leurs engagements consiste en la participation directe des forces armées, à savoir la ´"police" palestinienne qui est en fait l'armée régulière d'Arafat et ses divers organes de sécurité, dans des affrontements avec l'armée israélienne et des attaques contre des civils israéliens.
Ce schéma avait déjà été mis en évidence en 1996 lorsque des policiers palestiniens avaient joué un rôle important dans les affrontements qui avaient causé la mort de 15 soldats israéliens. En effet, ils agissaient comme des combattants alors que quelques heures plus tôt certains d'entre eux participaient à des patrouilles conjointes avec l'armée israélienne selon les termes de l'accord interimaire.
Dans la crise actuelle, le rôle de la police palestinienne a été fort ambigu. Ce qui correspond au désir d'Arafat de masquer partiellement ses agissements en utilisant surtout les Tanzims ou cadres du Fatah, lors des attaques sur des cibles israéliennes.
En fait, dans le contexte actuel les chefs de la police locale recevaient parfois l'ordre de rétablir le calme mais leurs actes laissent à penser qu'ils sentaient (ou mieux qu'ils réalisaient ) que ceux ci ne cadraient pas avec le soutien d'Arafat pour la lutte armée (comme indiqué par la propagande que nous examinerons ci dessous). C'est pourquoi ces chefs de police ne mettaient pas tout en úuvre pour un retour au calme.
Dans de nombreux cas, les policiers palestiniens ont prit une part active dans les combats, soit de faÁon organisée soit individuellement, et il n'existe pas de preuves que des mesures disciplinaires aient été prises à leur encontre à quelque moment que ce soit".
Leur responsabilité est engagée dans l'événement le plus grave de la crise actuelle à savoir le lynchage de deux réservistes israéliens à Ramallah le 12 octobre 2000. Bien que la foule les ait effectivement tués et mutilés leur corps, ce sont des policiers palestiniens qui les avaient arretés et conduit au quartier général de la police au centre de la ville. Les policiers n'ont ensuite fait que peu d'efforts pour empêcher les agissements de la foule, et à ce jour aucune sanction n'a été prise contre eux.
Les organes de sécurité palestiniens tels que la sécurité préventive ou les services secrets et leur bras armé en Judée et Samarie, le colonel Tawfik Tirawi, ont pris part à des actions violentes en contradiction avec les accords. Il s'agit de l'enlèvement et l'arrestation illégales de civils israéliens (ou parfois d'arabes israéliens soupÁonnés de collaboration) et du meurtre d'agents immobiliers palestiniens soupÁonnés de vendre des terres aux juifs.
Un autre cas flagrant où un officier supérieur palestinien agit en fait comme un terroriste concerne le général Ghazi Jabali. Il avait donné l'ordre d'attaquer des habitants des implantations de Judée en juillet 1997 à deux colonels qui réalisèrent l'opération (Yediot Aharonot 18 juillet 1997).
En outre, les policiers palestiniens ou membres de diverses forces organisées ont fait usage de leurs armes pour soutenir des manifestations violentes contre l'armée israélienne à plusieurs reprises en des points sensibles (à Bethlehem en mars 1998, sur la route de Gush Katif en juillet 1998 et à Khan Yunes en février 1999).
Ambiguité envers des actes terroristes ou complicité patente
´"Je tiens à dire clairement que toute entente entre le Hamas et l'OLP concernant la poursuite du terrorisme par le Hamas avec le soutien de l'OLP rendrait nul et non avenu tout accord, (déclaration de Itshak Rabin à la Knesset le 18 avril 1994). En effet, aux yeux des israéliens c'est l'incapacité des palestiniens à mettre fin au terrorisme qui est l'obstacle majeur à l'épanouissement de la confiance et de la coopération. Les rapprochements périodiques de l'OLP avec le Hamas et le Jihad Islamique ont suscité une grande amertume chez les Israéliens en 1995-96 et cette situation se répète aujourd'hui.
Une avancée importante dans ce domaine fut l'entente entre l'autorité palestinienne et le Hamas, préparée en vue des élections au conseil législatif de janvier 1996 et qui incluait les ´règles du"jeu"ª auxquelles Rabin faisait allusion un an plus tôt. Selon un document préparé avec le Hamas en octobre 1995, l'autorité palestinienne souhaitait mettre un terme aux opérations militaires sur et à partir de ses territoires (résumé de presse JMCC le 12 octobre 1995).
L'accord final signé au Caire entre le dirigeant palestinien Salim al Za'anun et le leader du Hamas Khalid Mash'al (Al Quds le 2 décembre 1995) permettait au Hamas de faire des réserves quant aux engagements palestiniens de mettre fin au terrorisme mais le Hamas s'engageait à ne pas mettre dans l'embarras l'autorité palestinienne (c.a.d. d'éviter les opérations dont l'OLP pourrait être tenu pour responsable.)
Au cours d'un entretien conjoint, Za'anun alla jusqu'à expliquer qu'en cas d'attaque sur Hébron (qui était alors sous contrôle israélien) les Palestiniens ne feront rien car si Israël souhaite éviter de telles actions, il n'a qu'à se retirer du reste de ces territoiresÖ(Al nahar le 23 décembre 1995).
Ce concept a été explicité quelques mois plus tard par le représentant de l'OLP auprès de la Ligue Arabe. Il déclara que le Hamas s'engageait à ne pas agir à partir des zones controllées par les Palestiniens (MENA le 8 mars 1996, in FBIS-NES 96-048 mars II). Quand il fit cette déclaration, la campagne terroriste en Israël battait son plein et les chances du processus de paix étaient pratiquement ruinées. Ceci ne servit qu'à confirmer une négligence coupable ou une complicité active voire un soutien moral du Hamas de la part de l'autorité palestinienne et ses organes de sécurité.
A partir de mai 1994 et tout au long de la période de consolidation des zones sous contrôle palestinien, Arafat a constamment résisté aux pressions d'Israël pour mettre fin et détruire l'infrastructure mise en place par le Hamas. Cette attitude a sapé les bases de la déclaration d'Oslo et sa conséquence la plus évidente fut l'accroissement du nombre d'israéliens qui moururent dans des attaques terroristes pendant cette période.
Pendant toute cette période, Arafat continua de soutenir politiquement le Hamas. Lorsque ´"l'ingénieur" Yahia Ayyash qui était responsable des pires attentats fut tué, il vint présenter ses condoléances au chef du Hamas Mahmoud el Zahar(al Quds le 6 janvier 1996.) Au même moment, Dahlan, le chef de la sécurité préventive à Gaza gardait contact avec le leader de la branche armée du Hamas, Mohammed Dheif et ils ne rompront leurs relations qu'après le deuxième attentat à la bombe de Jérusalem. (Ha arets le 10 mars 1996.)
A la suite des attentats suicide de février et mars 1996, ce n'est qu'en raison des retombées politiques et des pressions internationales que l'autorité palestinienne mettra un terme à ces agissements dont elle comprendra tardivement la portée.
Néanmoins, en mars 1997, Arafat donnera à nouveau le ´"feu vert"ª au Hamas juste avant l'attentat de Tel Aviv (auquel comme nous l'avons déjà mentionné Barghuti applaudit). Ceci ressort implicitement de la déclaration faite à un journal américain (Miami Herald le 5 avril 1997) par un des membres du cabinet d'Arafat et proche du Hamas, Imad Faluji.
Au cours des années suivantes, la question de la réciprocité deviendra centrale aux négociations et aboutira au mémorandum de Wye River et aux ententes sécuritaires afférentes. Les résultats seront en dent de scie, il y aura un respect partiel des engagements obtenu sous la pression mais les Palestiniens ne prendront aucune mesure sérieuse contre les infrastructures terroristes et la pratique de la porte tambour. Celle ci consiste à libérer des activistes du Hamas et du Jihad islamique bien avant qu'ils aient purgé leur peine, pratique qui subsiste encore.
Depuis sa mise en place,
l'autorité palestinienne a adopté une attitude très
laxiste face aux terroristes. Hormis de rares cas où elle
en a arrêté certains à la suite d'informations
sur des attentats en préparation fournies par Israël
ou les Etats Unis, son attitude a généralement été
de :
- recruter des ex-faucons du Fatah au sein de ses divers organes
de sécurité. Ainsi, en mai 1994 quand l'autorité
palestinienne entre dans Gaza, elle nomme policiers deux frères,
Rajih et Arnru Abu Sittah, alors qu'ils sont recherchés
pour le meurtre d'un israélien en mars 1993. (Yediot Aharonot
le 27 mai 1994.) Plus de 90 faucons, dont certains sont soupÁonnés
du meurtre de ´"collaborateurs"ª palestiniens,
seront recrutés en septembre 1994. (Ha arets le 10 septembre
1994.)
appliquer cette même pratique à des activistes autres
que du Fatah sous le pretexte fallacieux que cela leur permettra
de se ´"racheter"ª. Ghazi Jabali a admis
qu'à un certain moment plus de 150 membres des mouvements
´"d'opposition"ª servaient dans ses forces
de police (télévision palestinienne le 24 juin 1997.)
-refuser systématiquement l'extradition du moindre terroriste en contradiction flagrante avec les engagements pris.
-juger rapidement les terroristes appréhendés et de leur infliger une peine symbolique ayant pour conséquence d'empêcher leur extradition. Du reste, dans un de ces cas, le simulacre de procès de deux frères accusés du meurtre d'un couple de promeneurs israéliens en septembre 1995, donna lieu à une vague de protestations en Israël. Le ministre de l'éducation était alors le professeur Amnon Rubinstein qui soutenait le processus de paix, il publia une note officielle indiquant que l'OLP ne faisait rien pour éduquer la jeunesse palestinienne en vue de la paix et que cela anéantissait les tentatives d'établir la confiance et que des mauvaises plaisanteries telles que le procès de Jéricho ne servaient qu'à augmenter la méfiance des israéliens (déclaration du ministère de l'éducation le 18 septembre 1995.)
Non-confiscation des armes illégales
Quelques jours après la signature des accords intérimaires au Caire en mai 1995, Jibril Rajub, le chef de la sécurité préventive, expliqua que ces accords étaient opportuns pour les Palestiniens en raison de l'effondrement de l'URSS et de la défaite de Saddam dans la guerre du Golfe. Néanmoins, il ne fallait pas s'attendre à ce que les Palestiniens soient ´"l'armée de Lahad"ª (armée du sud Liban, alliée d'Israël à cette époque.) et qu'ils restreignent la liberté de ceux qui continuent la lutte armée contre Israël.
´"En ce qui concerne les armes, rapporte El Nahar le 25 mai 1994, Rajub les divise en trois parties. Premièrement, celles sous contrôle national, c.à.d. les armes en possession des factions nationales (telles que le Fatah) et qui sont utilisées directement contre l'occupation, celles ci seront autorisées par responsabilité nationale. Deuxièmement, les armes portées aujourd'hui ou dans le futur pour des raisons sociales ou personnelles, nous en étudierons le devenir. Troisièmement, les armes détenues par de personnes suspectes, des bandits et des espions, elles seront confisquées à tout prix. ª
Ce qui indiquait nettement qu'aucun effort ne serait fait pour mettre en oeuvre l'engagement ambigüe¸ de confisquer les armes illégales. Les membres du Fatah continuèrent donc de porter des armes ouvertement et dans les évènements récents, ils ont même arboré des armes interdites dans les territoires sous contrôle palestinien tels que certaines armes automatiques ou des grenades. On pense que des armes plus lourdes sont détenues par les forces palestiniennes, qu'elles aient été achetées, volées ou passées en contrebande. Une cache d'armes constituée à la suite du vol commandité par un officier palestinien d'un véhicule militaire israélien (voir photo) a été restituée à force de pressions sur l'autorité palestinienne.
Il fallut donc inclure à
nouveau cette obligation de collecter les armes illégales
dans le mémorandum de Wye River et ensuite dans les accords
de Sharm el Sheikh en février 2000. Les Palestiniens acceptèrent
de mettre en place un plan détaillé dans ce but
mais en fait"
La loi sur les armes et les munitions adoptée en h,te par
le conseil législatif à la suite des accords de
Wye ne correspond pas aux exigences de l'accord intérimaire.
Sur le terrain, l'action de l'autorité palestinienne a
été très limitée faute de plan véritable.
En certaines occasions, des raids ont eu lieu contre des marchands
d'armes à Gaza et dans les territoires pour des raisons
personnelles ou locales.
Il n'y eut pas d'autre rapport à la commission de surveillance.
L'usage d'armes illégalement
détenues, en particulier par les Tanzims, devint donc un
problème crucial dans cette crise. C'est aussi un problème
dans l'ensemble de la société palestinienne. Les
rapports sur l'usage d'armes lors de mariages ont donné
lieu à des discussions. La réponse apportée
par les médias nationalistes fut ´"tournez vos
armes contre l'ennemi."ª
(photos d'armes illégales)
Comme les dirigeants palestiniens considèraient cette situation comme transitoire, ils ne firent aucun effort pour éduquer la jeunesse et la population en général sur l'acceptation d'Israël comme voisin et l'importance de la paix. Les seuls à oeuvrer dans cette direction furent des organisations non gouvernementales telles que ´"les Graines de la Paix"ª.
Il fallut beaucoup de temps et d'effort pour modifier les manuels scolaires palestiniens et en supprimer les textes anti-juifs, mais ils ne contiennent toujours pas de carte ou figure Israël ou même Tel Aviv"; Comme nous l'avons déjà dit, il n'existe qu'une carte de la Palestine qui est exposée partout en grand format. Les écoles et autres institutions perpétuent cette version. La question de l'éducation et de l'incitation à la haine a été soulevée lors des pourparlers de Wye et un comité conjoint fut créé mais il ne fit pas grand chose car il était impossible de combler le fossé conceptuel et le comité disparut rapidement. Les Palestiniens perpétuent la haine et le refus du sionisme et d'Israël ( connus selon l'usage populaire sous le nom de ´"juifs"ª) dans tant de domaines qu'il est impossible d'en dresser une liste exhaustive, on ne peut que citer quelques exemples édifiant.
Au cours des semaines qui
ont précédé la crise actuelle, deux personnalités
se sont attelées à expliquer à la population
palestinienne l'impossibilité d'un compromis et la nécéssité
de se préparer à une confrontation":
Hassan el Kashif, le directeur général du ministère
de l'information, qui s'exprimait quotidiennement dans les médias
électroniques et dans El Ayyam, expliquant que les Palestiniens
ne pouvaient accepter les propositions de Camp David (ou une autre
interprétation de la résolution 242), qu'ils devaient
donc se préparer à une long combat ( et à
stocker de la nourriture.)
Le sheikh Ikrimah Sabri, grand mufti de Jérusalem, qui
dans le cadre des discussions sur le statut futur du mont du Temple
pendant et après Camp David, a constamment incité
à la haine et provoqué la crainte que les juifs
ne détruisent
el Aksa pour reconstruire leur Temple, et ce malgré 33
ans de souveraineté israélienne.
Dès le début des violences, l'incitation à
la haine a pris un tour jamais vu, dans le but de distiller la
haine et de mobiliser ´"les masses arabes"ª.
Elle se traduisait par l'exploitation macabre et répétée
de la mort du petit Mohammed el Dhurra, (qualifiée d'execution)
ainsi que par des détails sur les blessés et les
morts avec visites guidées de la morgue et gros plans sur
les blessures. A cela s'ajoutaient des chants nationalistes demandant
´"ou sont les millions d'arabes, ou sont Omar et Saladin"ª
(les conquérants de Jérusalem). Ceci fut diffusé
en boucles pendant des journées entières, interrompu
seulement par des informations et des débats politiques
ou les invités rivalisent de haine, colère et plans
anti-israéliens.
Selon le communiqué final lu par le président Clinton à l'issue du sommet de Sharm el Sheikh, les deux parties se devaient de mettre un terme à l'incitation et à la violence. Ce ne fut pas le cas. Pendant quelques heures, la télévision palestinienne prit un ton plus calme concernant ce qu'ils qualifiaient ´"d'intifada pacifique"ª mais dès la tombée de la nuit et la reprise des tirs par les Tanzims, la propagande se remit en route reprit les exhibitions de morts et de blessés.
Autres aspects de des infractions palestiniennes
L'énumération qui précède n'est aucunement exhaustive. Dans un grand nombre de domaines, les Palestiniens ont soit sciemment ignoré soit évité de respecter les engagements pris, et leur conduite a sapé les fondements de confiance et de coopération qui devaient être mis en place au cours de cette période intérimaire.
L'importance numérique de la police palestinienne
Le nombre de policiers (de
soldats en fait ) est en infraction constante avec les accords
intérimaires. En mars 2000, lorsque cette situation a été
évaluée, ils dépassaient d'un tiers le nombre
prévu de 30 000 hommes, et seulement 20 000 noms avaient
été soumis aux israéliens pour approbation
comme convenu.
Le mémorandum des accords de Wye, ainsi que le premier
engagement de Sharm el Sheikh prévoyaient un moyen de mettre
fin à cette situation": les Palestiniens s'engageaient
à transmettre une liste de tous les policiers. En fait,
en février, ils soumirent deux listes, la première
composée de 26 000 hommes en service actif et la deuxième
de 16 000 policiers demandeurs d'emploi. En aucun cas, les Palestiniens
n'ont-ils tenté de résoudre ce problème.
Organes de sécurité palestiniens opérant en dehors de zones contractuelles
L'activité fréquente des policiers/soldats palestiniens dans les zones B qui devraient demeurer sous contrôle israélien, et dans les zones C qui sont entièrement sous contrôle israélien, constitue une autre infraction répétée. Les membres des divers organes de sécurité et en particulier la sécurité préventive opèrent en des endroits où ils ne doivent agir qu'en coordination avec les Israéliens ( en particulier à Jérusalem-Est et Hébron.)
Infractions à l'aéroport de Gaza (Dahanyyah)
Depuis la signature du protocole de l'aéroport, des manquements répétés ont été constatés": utilisation d'ambulances pour éviter l'inspection et même pour ramener un terroriste recherché en décembre 1999, ouvriers groupés autour des appareils en contravention des accords, ignorance des provisions du protocole concernant le contrôle de sécurité du personnel et construction d'installations de fret sans notification préalable.
Refus de mettre en oeuvre une politique de contrôle des visiteurs
Dans ce contexte de violation des règles d'immigration et d'enregistrement, plus de 40 000 personnes ont dépassé l'échéance de leur permis de visite et se sont même installées comme résidents, certains sont même employés par les institutions palestiniennes.
La majeure partie du réseau de relations extérieures de l'autorité palestinienne, qu'elles soient bilatérales ou en terme de participation à des organisations internationales (telles que les accords économiques avec la communauté européenne) sont en contradiction avec les accords intérimaires. Ceux ci définissaient les limites de son autorité, à savoir que tout document signé par un ´"ministre"ª de l'autorité palestinienne constitue une contravention au statut de celle ci.
L'autorité palestinienne accuse systématiquement Israël de mauvaise gestion des fonds de lëautorité, et à l'intention de sa population, elle prétend qu'Israël n'a pas versé les 800 millions de shekels dus, ce qui provoque des retards dans les salaires des enseignants et autres fonctionnaires. Néanmoins, cette somme a bien été versée par Israël (même pendant la crise actuelle) qui a aussi signé un accord avec l'autorité palestinienne incluant la taxe d'achat dans ces versements.
Infractions sur les infrastructures
L'autorité palestinienne
ignore régulièrement la planification et l'urbanisme
autant que les accords de coopération économique":
en construisant des routes et des projets publics dans la zone
C où elle n'a pas de juridiction légale.
En prenant possession de terrains d'état dans la zone C
ou de régions non attribuées (en blanc sur les cartes.)
En mettant en place des projets illégaux concernant l'eau
et l'électricité .
En émettant sur des fréquences non coordonnées.
Activité criminelle sous les auspices de l'autorité palestinienne
Les accords intérimaires de 1994 engageaient les deux parties dans une coopération de prévention criminelle et d'échange d'information. Le mémorandum de Wye y ajouta une commission ad hoc pour discuter des relations économiques, ainsi qu'une coopération pour lutter contre les vols de véhicules.
En fait, toutefois, les vols de véhicules et d'autres formes d'activité criminelle se sont poursuivis à une telle échelle qu'il est impossible d'imaginer qu'ils pouvaient ne pas avoir lëaval de la police. Il y a des raisons de penser qu'ils touchent une commission sur cette industrie. On estime que la majeure partie des 45 000 voitures volées en Israël en 1997 ont abouti dans les régions sous contrôle palestinien. Elles sont généralement ´désossées"ª et vendues en pièces détachées ou affectées à des fonctionnaires de l'autorité palestinienne, (Ha arets le 21 ao°t 1998) et il apparaÓt en outre, qu'un appel téléphonique à l'officier supérieur compétent peut aider à retrouver le véhicule.
Les autres formes de criminalité
régulièrement ignorée voire encouragée
par l'autorité palestinienne sont la fraude financière,
la fraude à grande échelle de la fiscalité
indirecte. Le chef de la sécurité préventive
Jibril Rajub est du reste impliqué dans une affaire et
ses complices israéliens ont été arrêtés
et condamnés. On note aussi des infractions à la
propriété intellectuelle et la vente de produits
ne répondant pas aux normes.
La non-protection des lieux saints
L'autorité palestinienne
à failli par deux fois durant la crise récente à
ses obligations au terme des accords intérimaires. Dans
le cas du tombeau de Joseph, les commandants israéliens
de la région de Naplouse avaient reÁu l'assurance
que les lieux saints juifs seraient protégés. Or,
quand ils évacuèrent le tombeau de Joseph pour éviter
une effusion de sang, celui ci fut saccagé, br°lé
et partiellement démantelé. Un officier palestinien
a déclaré qu'aucun israélien n'y remettrait
les pieds. De fait, un homme qui souhaitait visiter le site fut
brutalement assassiné et un groupe de promeneurs (comprenant
des femmes et des enfants) qui s'en approchait de trop près
fut attaqué, il y eut un blessé et un mort.
En outre, le 12 octobre 2000, la police palestinienne ne parvint
pas à empêcher la profanation de l'antique synagogue
Shalom Al Israel de Jéricho qui fut incendiée et
pillée.
Des efforts tardifs pour réparer les dégats n'ont
été faits qu'en raison des violentes réactions
internationales aux manquements des palestiniens. Il va sans dire
qu'ils bafouent les sentiments religieux des juifs et pire encore,
qu'Arafat utilise des arguments grossiers pour réfuter
les revendications israéliennes sur le mont du Temple.
Quel est le résultat de tout cela?
De par sa nature, le processus d'Oslo supposait qu'avec le temps une nouvelle réalité de relations bilatérales s'établirait ouvrirant la voie à une souveraineté palestinienne. Cette indépendance amènerait Arafat à abandonner l'option de la violence et de la lutte. Il n'en fut rien.
La paix un choix irréversible?
Dans une lettre ouverte
adressée à Arafat par l'éditorialiste américain
Thomas Friedman (Il est temps de choisir, Yasser, le 6 octobre
2000), il lui demandait de choisir s'il était un révolutionnaire
invétéré ou un homme de paix. Les preuves
apportées par ce document donnent à penser que le
choix n'a pas été fait ou alors que la direction
de l'autorité palestinienne a opté pour la violence
devant les décisions difficiles qui s'imposaient à
l'issue du sommet de Camp David. Arafat avait fait savoir au Fatah,
son bras armé, qu'il souhaitait qu'ils agissent (et prennent
les armes.) Cette action fut soutenue par l'incitation à
la haine diffusée par les médias palestiniens, journaux,
radios et surtout la télévision.
L'option de l'intifada armée est en préparation
depuis longtemps au niveau de sa planification (comme l'indiquent
les rapports des services secrets ) et au niveau des opinions
publiques arabes qui ont été d°ment préparées
à refuser tout compromis sur les questions clés.
Un pari sur le bien être du peuple?
Une autre supposition qui
sous-tendait le processus de paix était l'espoir qu'en
devenant un état, l'autorité palestinienne prendrait
ses décisions au mieux des intêrets du peuple même
si l'évolution démocratique était loin d'être
complète.
Cette hypothèse a également été remise
en question et contredite par les récents évènements.
Outre les problèmes plus vastes de mauvaise gestion des
affaires publiques et économiques, l'incapacité
de l'autorité palestinienne à satisfaire aux engagements
sécuritaires amena Israël à prendre des mesures
de restriction de la liberté de mouvement et d'emploi des
palestiniens car ce sont les jeunes qui sont le plus facilement
gagnés aux thèses du Hamas et des mouvements similaires.
Il était aisé ensuite d'accuser Israël des
conséquences économiques de ces restrictions alors
que la cause était bien l'ambiguité d'Arafat à
tenir ses engagements en matière de sécurité.
Du reste, lorsque sus la pression internationale, il les respecta
, la situation économique dans les territoires fut grandement
améliorée, en 1998-99 par exemple.
L'indifférence des dirigeants palestiniens au bien être
de leur peuple atteint des sommets. Depuis des semaines, la propagande
met indéniablement l'accent sur la souffrance, celle des
enfants en particulier qui est devenue capitale pour unir le peuple
et le monde arabe. La mort tragique du petit Mohammed el Dhurra
a été exploitée de faÁon systématique.
L'autorité palestinienne a délibèrement prétendu
qu'il a été ´"abattu de sang froid"ª
alors qu'il s'est trouvé pris dans un tir croisé,
ceci était diffusé plusieurs fois par heure par
la télévision. En effet, cette stratégie
s'appuie sur la souffrance et le manque, souvent organisé
de l'intérieur, alors qu'Israël cherche à ravitailler
les territoires. La tactique des Tanzims du Fatah vise à
accroÓtre les souffrances des populations civiles, comme
le prouve le fait de tirer sur Gilo depuis le village chrétien
de Beit Jala, en connaissant fort bien les éventuelles
conséquences pour la population.
Au coeur de la stratégie
actuelle, comme le déclare Arafat dans son discours au
sommet arabe du Caire le 21 octobre 2000, se trouve la menace
d'instabilité régionale ou internationale si les
exigences palestiniennes ne sont pas satisfaites. Il y a aussi
un appel à la communauté internationale pour remplacer
la structure actuelle du processus par un mécanisme de
coercition car selon Arafat les USA ne sont pas parvenus à
faire admettre l'interprétation arabe de ´"la
légitimité internationaleª.
Ainsi, la souffrance du peuple palestinien est au centre de l'appel
aux Nations Unies, qui au moyen de la procédure de ´"l'union
pour la paix"ª permet à l'Assemblée Générale
de passer outre au Conseil de Sécurité, et à
celui ci de demander un envoi de force, comme au Kosovo, pour
protéger ´"les territoires palestiniens"ª.
Tout cela dans le but de quitter la table des négociations
et d'éviter les choix difficiles.
La preuve que ces plans sont mis en oeuvre par Nabil Shahat, le
ministre de la planification et de la coopération internationale
existe depuis un an (le 9 mai 1999 déclaration à
Al Ayyam, organe officiel de l'autorité palestinienne).
L'actuelle demande d'une commission d'enquête internationale
fait bel et bien partie de ce plan.
Pour quelles raisons Arafat
et les dirigeants palestiniens ont-ils opté pour la violence
et l'incitation à la haine"? Un comportement répété
pendant plusieurs semaines dans un but bien précis (l'internationalisation
du conflit) et les moyens adaptés à ce but (le sacrifice
et la souffrance télévisés des palestiniens
) ne peuvent être vus comme un caprice ou une aberration.
Dans le contexte de ce que les sciences politiques modernes appellent
´"la rationalité limitée"ª,
le pari d'Arafat est risqué mais pas irrationel.
Néanmoins, pour comprendre les causes de son choix, ou
plutôt du refus des palestiniens de choisir une fois pour
toutes la voie de la paix, il est nécéssaire de
souligner, même brièvement, les thèmes récurrents
dans le comportement politique d'Arafat au cours des années
passées.
La politique d'Arafat": éviter les choix"
Tant qu'il a dirigé le Fatah et l'OLP, Arafat a toujours attaché une grande importance à"´"Istiqlal al Qarrar"ª, à savoir sa capacité à ne pas devenir l'agent de qui que ce soit, car nombreux étaient les leaders palestiniens inféodés à des puissances arabes ou étrangères. Arafat parvenait à manúuvrer entre les différents pôles, régionaux ou internationaux, avec lesquels il collaborait: l'Egypte et sa rivale dans le monde arabe, les protagonistes de la guerre froide, les Syriens et leurs ennemis au Liban.
Au cours des dernières
années ce schéma d'indécision s'articula
autour de deux pôles":
Jouer les USA contre l'Irak, qu'il voyait comme un contre poids
arabe héroïque à la super puissance américaine.
Cette tactique est encore utilisée dans une certaine mesure":
ainsi, au sommet arabe, vantait-il les mérites de Clinton
(à ne pas confondre avec le congrès américain)
en même temps qu'il appelait à une levée des
sanctions économiques prises contre le peuple irakien.
Les sentiments pro-irakiens et les appels de la foule à
Saddam Hussein pour qu'il frappe Tel Aviv (avec des armes chimiques)
sont encore répandus chez les Palestiniens en dépit
des leÁons tirées du choix désastreux de
1990-91.
Jouer le dialogue avec Israël (avec les obligations qui en
découlent) contre une attitude ambivalente envers le Hamas,
le terrorisme et l'usage de la violence. Ceci lui permet de garder
toutes les options ouvertes et de montrer clairement qu'il n'est
pas inféodé à Israël (comme l'ALS au
Liban).
Détourner l'attention des échecs internes
Durant les mois qui ont
précédé Camp David, et sans que cela ait
un rapport avec la position d'Arafat, un large faisceau de preuves(bien
qu'il soit difficile d'analyser les sentiments du public faute
d'outils fiables dans une structure autoritaire) permettait de
constater que le crédit dont jouissait Arafat auprès
de ses administrés était épuisé.
Les sondages de Khalil Shikaki montraient que les indices de satisfaction
d'Arafat chutaient régulièrement au-dessous de 40%
et qu'une large majorité de personnes interrogées
trouvaient les institutions de l'autorité palestinienne
vénales, corrompues et incompétentes.
Au cúur du problème se trouve le système
des monopoles économiques centralisés dominés
par Muhammad Rashid(Khalid Salam) et son PCSC. Il détient
des monopoles sur divers produits de première nécéssité,
avec la famille Al Masri et leur holding, PADICO, et les nombreux
interêts économiques des patrons de la sécurité,
Dahlan et Rajoub.
Les résultats sont faciles à constater": un
climat peu propice à la libre concurrence et à l'économie
de marché, aucun respect de la propriété
privée, la corruption et la mauvaise gestion des fonds
publics et de l'aide internationale et le manque de volonté
de faire cesser ces pratiques. Telles sont les constatations faites
les propres organes de contrôle de l'autorité palestinienne,
par les pays donateurs et par les organisations non-gouvernementales.
Graphique: courbe du produit réel par tête en 1993=100, un pic en 1994 et un déclin jusqu'en 1997 suivi d'une remontée partielle jusqu'au milieu de l'an 2000.
La preuve la plus frappante
du peu d'importance accordé aux populations est l'état
de misère des réfugiés. Non seulement l'autorité
palestinienne ne consacre aucune partie de son budget à
l'amélioration de leurs conditions de vie, mais encore,
elle exige que la communauté internationale augmente son
aide.
Arafat a ignoré toutes les mises en garde de ses ´"amis"ª
du Conseil des relations extérieures (CFR) qui a examiné
les pratiques gouvernementales palestiniennes, aussi bien que
les critiques internes qui furent rudement réprimées.
Au vu de ces perspectives sombres, les habitants de Jérusalem-Est
et a fortiori les Arabes israéliens ne souhaitent pas être
gouvernés par l'autorité palestinienne.
Il n'est pas surprenant dans ce contexte qu'Arafat ait préferé
mettre le feu aux poudres du conflit nationaliste et accuser Israël
des souffrances de la population plutôt que de se consacrer
à la reforme du système palestinien.
Les théories de la conspiration et les mauvais calculs
Un autre schéma récurrent
dans le comportement d'Arafat est sa tendance à échafauder
des théories de conspiration (Mu'amarat). C'est ainsi qu'il
a ´"expliquéª la crise actuelle au sommet
arabe du Caire, en mêlant intimement les faits et la fiction.
On peut voir un exemple de cette méthode lors des entretiens
de mars et avril 1995 où Arafat présente une thèse
selon laquelle une organisation secrète israélienne
´"une OAS à l'intérieur du GSSÖtravaillant
avec le Hamas et le Jihad islamique serait responsable de l'attentat
de Beit Lid où 20 israéliens trouvèrent la
mort.
Il est à noter qu'à l'époque déjà
cet argument était accompagné d'un avertissement":
si Israël tentait de freiner le processus de paix pour des
raisons de sécurité, cela aurait un effet désastreux
sur l'image d'Israël dans le monde":" ´"Le
roi Hussein ne vous suivra pas, les Egyptiens non plus, le Sénégal
non plus, Mandela non plus, si le processus échoue avec
nous, aucun des pays africains, ni les cinq états musulmans
de l'Asie centrale, pas même la Chine car vous savez la
force de nos liens avec ses étatsª(Gid'on Levi dans
Ha arets le 28 avril 1995, voir aussi El Hayyat el Jadidah le
2 mars 1995.)
Ce mélange de théorie de conspiration et de menace
qu'il n'y aura de stabilité pour Israël, la région
ou le monde que si ses exigences sont satisfaites était
au centre de son discours du Caire. Il accusait Israël et
son armée d'avoir conspiré depuis plus d'un an pour
préparer la ´"boucherie"ªdu peuple
palestinien, d'où le besoin urgent d'une force d'interposition
internationale dans tous les ´"territoires palestiniens".ª
Le danger qu'impliquent ces affirmations et ces prétentions
de réalité est de conduire à une mauvaise
évaluation de la situation, qui comme en 1995 amena Arafat
à s'exempter de tout effort sérieux pour mettre
fin au terrorisme, ce qui semble être le cas aujourd'hui
aussi.
(Illustration": carte des ´"territoires palestiniens"ªtirée d'un document officiel et incluant tout Israël.)
Annexe A": Les engagements clés pris par l'OLP/ autorité palestinienne
´"Au seuil d'une
ère nouvelle marquée par la signature de la Déclaration
de Principe, l'OLP appelle le peuple palestinien sur la rive Ouest
du Jourdain et dans la bande de Gaza à participer aux étapes
menant à la normalisation, à refuser la violence
et le terrorisme, contribuant ainsi à la paix et à
la stabilité et prenant une part active à la reconstruction,
au développement économique et à la coopération."ª
(Déclaration d'Arafat dans une lettre adressée au
ministre des affaires étrangères de Norvège
le 9 septembre 1993, lettre qui précèdait et permettait
la signature de cette même déclaration de principe.)
Cette lettre au ministre Johan Hoist et de nombreux autres engagements
pris depuis lors ont parfois été respectés
mais de manière aléatoire et quand cela convenait
à Arafat. Toutes ces violations contredisent les engagements
clés demandés et obtenus des partenaires palestiniens
dans les négociations au cours des années passées":
combattre la terreur et la violence.
Renonciation à l'usage du terrorisme et autres formes de
violence (lettre d'Arafat à Rabin le 9 septembre 1993.)
Reconnaissance du droit à l'existence d'Israël dans
la paix et la sécurité (lettre d'Arafat à
Rabin le 9 septembre 1993.)
Engagement à trouver une solution pacifique au conflit
et une solution négociée des autres questions concernant
le statut permanent (lettre d'Arafat à Rabin le 9 septembre
1993.)
Adoption de mesures nécessaires pour empêcher les
actes terroristes, les crimes et les hostilités et prises
de mesures légales contre les délinquants (accord
Gaza-Jéricho, article XVIII"; accords intérimaires
article XV.)
Etablissement d'une force de police puissante afin de garantir
l'ordre public et la sécurité interne des palestiniens
(déclaration de principes, article VIII"; accord s
Gaza-Jéricho, article VIII"; annexe I, article III,
accords intérimaires, articles XII et XIV.)
La police palestinienne s'opposera systématiquement aux
expressions de violence et de terreur (accords intérimaires,
annexe I, article 11.1.)
La police palestinienne arrêtera et poursuivra en justice
les individus soupÁonnés d'avoir perpétré
des actes de violence ou de terrorisme (accords intérimaires,
annexe I, article 11.1.)
Traitement immédiat et efficace de tout incident ou menace
de violence ou d'incitation à la haine (accords intérimaires,
annexe I, article 11.1.)
Arrestation, enquête et poursuite judiciaire contre les
personnes impliquées directement ou indirectement dans
actes terroristes, de violence ou d'incitation (accords intérimaires
annexe 1, article 11.3.)
Dispositions de sécurité concernant l'urbanisme
et la construction (accords Gaza-Jéricho, annexe I, article
VI"; accords intérimaires, annexe 1, articles XII.)
Réaffirmation de l'engagement à combattre la terreur
et la violence (mention au procès verbal sur Hébron
janvier 1997.)
Réaffirmation de l'engagement à combattre systématiquement
et efficacement les organisations terroristes (mention au procès
verbal sur Hébron janvier 1997.)
Réaffirmation de l'engagement à arrêter, poursuivre
en justice et ch,tier les terroristes(mention au procès
verbal.)
Reconnaissance du fait qu'il est de leur intérêt
vital de lutter contre le terrorisme et combattre la violence
(mémorandum des accords de Wye, article II.)
Coopération israélo-palestinienne pour combattre
le terrorisme (mémorandum des accords de Wye, article II.)
Lutte totale, continue et à long terme contre la terreur
et la violence en ce qui concerne les terroristes, le soutien
aux organisations terroristes et l'environnement favorable à
la terreur (mémorandum des accords de Wye, article II.)
L'autorité palestinienne rendra public sa politique de
tolérance zéro à l'égard de la terreur
et de la violence (mémorandum des accords de Wye, article
II.)
Etablissement d'un plan d'action palestinien pour combattre efficacement
et systématiquement les organisations terroristes et leurs
infrastructures (mémorandum des accords de Wye, article
II, A.Ib.)
Création d'un comité américano-palestinien
pour revoir les mesures prises afin d'éliminer les cellules
terroristes et leur soutien (mémorandum des accords de
Wye, article II.A.Id.c.)
Arrestation des individus soupÁonnés de commettre
des actes de violence et de terreur, et établissement d'un
comité américano-palestinien pour revoir ces questions
(mémorandum des accords de Wye, article II, A.Id.e.)
Agir en vue de traiter efficacement tout incident comprenant une
menace, un acte terroriste, de violence ou d'incitation. Echange
d'informations, et coordination des politiques et activités
dans ce domaine (mémorandum de Sharm el Sheikh, article
8a.)
Riposte immédiate et efficace en cas de survenance ou d'anticipation
d'actes terroristes, de violence ou d'incitation et prises de
mesures propres à éviter ces mêmes actes (mémorandum
de Sharm el Sheikh, article 8.a.)
Abstention de toute incitation
y compris la propagande hostile et adoption de mesures pour prévenir
de tels faits (accords intérimaires article XXII.)
Non-introduction de propagande hostile dans le système
éducatif (accords intérimaires article XXII.)
Agir en vue de traiter efficacement tout incident comprenant une
menace, un acte terroriste, de la violence ou de l'incitation
(accords intérimaires, annexe 1, article 11.)
Prévention active de l'incitation à la violence
(accords intérimaires, annexe 1, article 11.3.)
Arrestation, enquête et poursuite judiciaire des individus
soupÁonnés de commettre des actes de violence et
de terreur, (accords intérimaires, annexe 1, article 11.3.)
Réaffirmation de l'engagement à empêcher l'incitation
et la propagande hostile (mention au procès verbal.)
Prise d'un décret (comparable à celui existant dans
la législation israélienne)interdisant toute forme
d'incitation à la violence à la terreur et établissement
de mécanismes pour agir contre tous les types de violence
et de terreur (mémorandum des accords de Wye, article II,
A.3a..)
Création d'un comité américano-palestinien
de surveillance des cas d'incitation à la violence ou à
la terreur et qui peut émettre des recommandations et des
rapports sue la manière de prévenir de tels actes
(mémorandum de Sharm el Sheikh, article 8.a.)
Interdiction des armes illégales
Aucune fabrication, vente,
achat, importation ou introduction de toutes armes à feu,
munitions, explosifs, poudre ou équipements similaires
sur la rive Ouest du Jourdain ou dans la bande de Gaza, à
l'exception de ceux de la police palestinienne (accord s Gaza-Jéricho,
article IX.3; accords intérimaires, article XIV.)
La police palestinienne empêchera la fabrication d'armes
ainsi que le transfert de celles ci à des personnes non
autorisées (accords intérimaires, annexe 1, article
XI.2.)
Limitations des armes et munitions pour la police palestinienne
(accord s Gaza-Jéricho, annexe 1, article III.5; accords
intérimaires, annexe I, article IV"; protocole de
Hébron, article 5.)
Réaffirmation de l'engagement à confisquer les armes
illégales (mention au procès verbal.)
Création d'un cadre légal efficace pour rendre illicite
l'importation, la fabrication, la vente sans licence, l'achat
ou la détention d'armes à feu et de munitions dans
les régions sous contrôle palestinien (mémorandum
des accords de Wye, article II, A.2a..)
Etablissement et mise en úuvre d'un programme systématique
de collecte et traitement des armes(mémorandum des accords
de Wye, article II, A.2b.)
Etablissement d'un comité américano-palestinien
pour aider et promouvoir la coopération dans la lutte contre
la contrebande et l'introduction illégale d'armes ou de
matériels explosifs dans les régions sous contrôle
palestinien (mémorandum des accords de Wye, article II,
A.2c.)
Poursuite du programme de collecte des armes illégales
et de coopération avec les Israéliens (mémorandum
de Sharm el Sheikh, article 8.b.)
Etablissement d'un Comité Conjoint de Coordination et de
Coopération à la Sécurité et de bureaux
de coordination régionaux (accords Gaza-Jéricho,
article 8"; annexe 1, article II"; accords intérimaires,
article XII.)
Etablissement de patrouilles et d'unités mobiles conjointes
(accords Gaza-Jéricho, annexe 1, article II; protocole
d'Hébron, article 4.)
Etablissement d'un comité conjoint de l'aviation, de la
coordination maritime et d'un centre de coopération (accords
Gaza-Jéricho, annexe 1, article XI et XII; accords intérimaires,
annexe 1, articles XIII et XIV.)
Arrestation et extradition des individus soupÁonnés,
accusés de ou condamnés pour des infractions à
la législation israélienne (accords Gaza-Jéricho,
annexe III, article 11.7; accords intérimaires, annexe
IV, article 11.7.)
Les demandes d'arrestation et d'extradition des individus qui
doivent être présentés au Comité Juridique
Conjoint doivent être traitées dans les 12 semaines
(mémorandum des accords de Wye, article II, B.3.)
Coopération bilatérale de sécurité
pleine et complète (mémorandum des accords de Wye,
article II, B.1.)
Echange de formation, de soutien et d'expertise dans le domaine
médico-légal (mémorandum des accords de Wye,
article II,B.2.)
Etablissement d'un comité supérieur israélo-palestinien
pour évaluer les risques, traiter les obstacles à
une coopération sécuritaire efficace et gérer
les mesures de lutte contre les terroristes et leurs organisations
(mémorandum des accords de Wye, article II, B.3.)
Entreprendre d'établir les responsabilités et la
coopération en matière de sécurité
(mémorandum de Sharm el Sheikh, article 8.)
Mise en oeuvre des accords
de Sharm el Sheikh (17 et 29 octobre 2000.)
Déclaration publique sans équivoque appelant à
la cessation des violences":
Côté israélien": appel sans équivoque
Côté palestinien": appel vague
Ouverture des passages internationaux":
Côté israélien": ouverture réalisée
Ouverture de l'aéroport
de Gaza":
Côté israélien": ouverture réalisée
et aéroport fonctionnel
Levée des bouclages
internes":
Côté israélien": levée réalisée
Parvenir à l'arrêt
des violences et maintenir le calme":
Côté palestinien": poursuite des tirs à
l'arme automatique et usage d'explosifs (24 incidents par jour)
Reprise de la coopération
sécuritaire":
Israël a organisé trois réunions au niveau
du RSC
Reprise de la coopération anti-terroriste":
Refus palestinien de participer aux réunions organisées
par Israël, niveau de coopération minimal.
Elimination des points de
friction":
Côté palestinien": pas de réduction
Réemprisonnement
des terroristes libérés ou en fuite":
Côté palestinien": presque aucune action, seuls
30 terroristes sur 100 ont été arrêtés
et la majorité avant le sommet. Depuis, cinq d'entre eux
ont été libérés à nouveau.
- Fin de l'incitation":
Côté palestinien": poursuite de l'incitation
sur les ondes palestiniennes officielles.