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- La
situation actuelle d'Israël et la préparation à
la guerre
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- Situation économique
: quelques chiffres
Situation
de la lutte entre la gauche et la droite exacerbée
Situation militaire
Du côté américain
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- La situation économique,
politique et militaire en Israël actuellement est plus que
préoccupante. Face à une crise sans précédent
dans le domaine économique et militaire, les partis continuent
à s'entre-déchirer et à user de toutes les
armes pour détruire l'image de marque du gouvernement
ou du parti adverse. Cela ressemble fort à un navire entrain
de sombrer, dont les occupants continueraient à se battre
plutôt que de s'associer pour une sauvegarde commune. Le
sentiment général des Israël se teinte donc
d'une forme d'anti-parlementarisme devant le carrièrisme
de ces dirigeants que ne semble préoccuper que l'avenir
de leurs poste à la knesset.
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- Situation économique : quelques
chiffres
1. Indice annuel
L'indice annuel de développement est négatif pour
la seconde année consécutive. Comme le commentait
amèrement la seconde chaîne de télévision
israëlienne, cet indice rapproche Israël des pays du
Tiers Monde, et non de l'Europe ou des pays développés,
qui, malgré la crise mondial, ont peut-être eu un
indice pplus faible que d'ordinaire, mais malgré tout
positif. Concrétement, cet indice négatif traduit
une réduction de l'activité économique,
mais aussi une marche arrière de l'économie, avec
la fermeture de nombreuss entreprises et de nombreux magasins.
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- 2. Commerces
3000 commerces ont fermé en 2001-2002. Ces fermetures
ont un effet boule-de-neige, car en réduisant leurs employés
à un statut de chômeurs, elles aboutissent à
freîner la consommation, et ainsi, à réduire
les achats dans d'autres commerces, qui, à leur tour,
se voient contraints de fermer. D'une manière globale,
ce sont soit les petits commerces, déjà fragilisés
par des bénéfices très modestes en temps
normal, qui ont été abattus par l'intifadah et
ses effets sur l'économie, soit les très grands
commerces, qui avaient énormément investi dans
leur agrandissement qui se sont effondrés parce qu'ils
ne pouvaient plus sursoire à leurs échéances
et à leurs dettes.
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- 3. Baisse des achats
La dévaluation constante du sheleks depuis le début
de la seconde intifadah a atteint le pouvoir d'achat des Israëliens
d'une façon signififcative. Jusqu'ici en effet, l'ajustement
des salaires suivait plus ou moins ces dévaluation, et
permettaient au moins à la part salariée de la
population de maintenir à peu près son niveau de
vie. Dans la situation de crise actuelle, les syndicats et les
employés n'élèvent plus leur vois, et la
dégradation du pouvoir d'achat s'est fait sentir de façon
significative sur le marché intérieur israêlien,
avec 22% de baisse des achats de véhicules, 18% de baisse
des achats de meubles, et surtout et malheureusement 13% de baisse
des achats de surpermarchés, c'est-à-dire de denrées
alimentaires.
L'économie israëlienne officielle périclite
donc actuellement, et il est clair que c'est l'économie
parallèle du travail au noir qui permet pour l'instant
au pays de subsister. Il n'en demeure pas moins que cette économie
parallèle ne fournit guère que des services, et
ne produit aucune denrée. Elle ne peut donc permettre
qu'une survie transitoire.
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- 4. Demande de «
siyoua », de subvention américaine d'Israël
Devant la gravité de cette situation Israël est contrainte
de demander une aide supplémentaire aux USA, aide qui
la place un peu plus en position de faiblesse, à la fois
face aux exigences américaines, qui pourraient bien contraindre
une fois de plus cet État à l'immobilisme pendant
l'attaque américaine de l'Irak, ou bien aboutir à
un nouveau diktat américian sur la question d'un État
palestinien, quelles que soient les circonstances de sécurité
sur le terrain. Israël a donc demandé 8 milliards
$ pour l'effort militaire, et 4 milliards pour compenser la situation
économique.
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- 5. l'écart entre
les riches et les pauvres
Cet écart est croissant, et place désormais Israël
en tête de tous les pays pour le fossé séparant
les riches des pauvres. Cette situation apparaît de plus
en plus insupportable au citoyen moyen, à qui viennent
d'être supprimées TOUTES les allocations familiales,
alors que la knesset avait lors de ces dernières années,
refusé de passer une loi de taxation des grandes fortunes
ainsi qu'un impôt sur l'héritage.
Lorsque l'on sait que le prix d'un 4/4 est de 200 000 $, soit
le rpix d'un très bel appartement à Jérusalem,
il est assez choquant de voir de jeunes hommes conduire de telles
voitures avec arrogance, sachant qu'aucun jeune Israëlien,
débutant dans sa carrière, n'a les moyens de s'acheter
un tel véhicule en travaillant dur et d'un travail honnête.
Les fils-à-papa paraissent alors exhiber un argent de
façon d'autant plus indécente que le nombre de
personnes ne mangeant pas à leur faim et d'pendant des
restaurants du cur ne cesse d'augmenter.
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- Situation de la lutte entre la
gauche et la droite exacerbée
1. par les élections.
La situation politique actuelle est absurde. On organise des
élections qui coûteront trois fois plus au pays
que les sommes attribuées aux implantations par Sharon
dont on avait déclaré que le budget de l'État
ne pouvait les fournir, sommes pour lesquelles le gouvernement
de Sharon est tombé.
On manifeste pour le droit de M. Ahmed Tibi de se présenter
à la knesset, alors que celui-ci avait déclaré
représenter M. Arafat à la knesset, et que de nombreuses
fuites d'informatios confidentielles de la commission de la sécurité
en faveur de M. Arafat incombaient à M. Tibi. Personne
ne pense à remttre en cause la validité éventuelle
du recours de M. Tibi au Bagatz, Cour suprême d'Israël,
dont les trois membres sont officieusement affiliés à
Meretz, l'extrème gauche israëlienne.
Du côté de l'extrême droite israëlienne,
la commission parlementaire a barré la route au mouvement
kahana, ce qui est tout à son honneur, mais sans que cela
n'ait pour autant occasioné de manifestations des démocrets
enthousiates à défendre la cause de M. Tibi Le
système israëlien démontre également
ses limites, puisque la commission parlementaire chargée
d'avalider les candidatures avant les élections peut tout
aussi bien s'accorder pour barrer la route à un nouveau
concurrent politique trop sérieux, puisqu'elle comporte
des membres de plus grands partis, et que la lutte des deux grands
partis contre Shaas, puis contre Israël Bé'alya a
montré par le passé qu'on n'aimait pas les nouveaux
venus risquant d'effriter l'échiquier politique en Israël
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- 2. par les fonds de
« donateurs pour la paix » :
yesh gvoul, un mouvement gauchiste recevant des fonds de l'Union
européenne par le biais de Shalom Archav, ainsi que des
fonds de donateurs individuels s'est lancé en campagne
ouverte de désarmement des soldats israèliens.
- Leur site, sur internet,
publiait, il y a encore une semaine, ouvertement ce que leurs
activités, après vérification, mettaient
en oeuvre : payant 750$ par mois tout soldat refusant de servir
dans les territoires palestiniens, offrant de rembourser leur
prêt bancaire, de payer leur inscription universitaire,
ce mouvement créait par la force financière des
statistiques fausses censée montrer une résistance
à la politique gouvernementale (Makor Rishon).
- De plus, ce travail de
sape finit de détruire le peu de résistance patriotique
d'une jeunesse élevée loin du nationalisme par
idéal démocratique, désabusée et
perdue devant de nombreuses formes de corruption. Une action
de l'ABESI est en oeuvre pour réagir contre l'Union européenne
et son ingérence, par le biais de tels mouvements, dans
la politique intérieure d'Israël. Toutes vos suggestions
sont les bienvenues.
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- Situation militaire
1 . la question de la vaccination
La vaccination de 10 000 personnes, puis de 15 000 personnes,
en Israël, a été présentée tout
d'abord comme la vaccination du personnel soignant pour faire
face à un danger d'une attaque biologique. En fait cette
vaccination, contrairement aux traductions fournies, ne concernait
pas une vaccination contre la variole ( ba'abou'a), mais contre
la peste noire (ba'abou'ot shrorot) (information Haaretz).
- Le lot de 10 000 personnes
originel visait à permettre la fabrication d'assez de
plasma pour immuniser la totalité de la population israëlienne,
ce qui s'étant révélé insuffisant,
amena la vaccination de 15 000 personnes supplémentaires.
On peut regretter que ce genre d'information n'ait été
donné que tardivement, ainsi que le fait que 4 personnes
sur ces 15 000 seulement ont eu des effets indésirables
(fièvre, vomissement), information donnée le lundi
23 à 5 heures du matin sur Galei tsahal, non reprise par
les bulletins ultérieurs, et aboutissant à la naissance
de rumeurs dans la population inquiète. On peut également
regretter que la population ne soit pas informée de la
date fixée pour le début des vaccinations, ce qui
aurait permis aux famille de donner des traitements préventifs
anti-biotiques aux enfants malades afin qu'ils ne soient pas
faibles au moment de la vaccination d'un vaccin aussi fort.
- Nul doute que le faible
nombre d'adultes ayant eu des complications sur la masse totale
des 25000 personnes (8), n'aura pas son équivalence, en
plein hiver, dans la population enfantine.
La question de la vaccination soulève une autre énigme,
car si les grands quotidiens étrangers se sont tous entendus
pour traduire par variole ce qui était peste noire, Bush
a-t-il été vacciné de la variole (small
pox) ou de la peste noire ?
D'autre part, la menace terroriste d'attaque biologique par le
virus de la peste noire, ne concerne pas seulement Israël,
d'après les informations que nous avons obtenues. Mais
il reste impossible d'acheter des vaccins israèliens,
toute sortie du pays du vaccin pouvant aboutir à l'analyse
du vaccin et à une contre-offensive biologique. D'après
le Time, (15 décembre 2002) une attaque de ce type pourrait
frapper n'importe quelle grande ville d'Europe, avec pour lieu
privilégié le métro, ou un seul vaporisateur
chargé du virus permettrait à un terroriste éventuel
de lancer une épidémie sans aucune difficulté.
En fait Israël est paradoxalement moins en danger quant
à ce type d'attaque que l'Europe car une fois la population
israèlienne vaccinée, toute contamination par un
agent viral de la peste noire aboutirait à la mort quasi
certaine de la population palestinienne, et d'autre part, une
attaque de scuds ne permettrait pas de répandre des agents
biologiques aussi fragiles, détruits par l'explosion (Time).
Dans ces circonstances, l'attaque éventuelle d'Israël
serait plus vraisemblablement par scuds traditionels ou chimiques,
ce qui relance le débat de la qualité des masques
à gaz distribués par l'armée.
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- 2.la redistribution
des masques et le scandale des masques de la 1ere guerre du Golfe
Depuis l'aveu fait par le service des porte-paroles de l'armée,
selon lequel, 40% des masques à gaz distribués
lors de la première guerre du Golf e étaient défectueux,
la population israèlienne s'est lancée dans un
débat épineux remettant en cause la qualité
des masques distribués actuellement par les mêmes
services de la défense civile. En fait, la nouvelle distribution
a été mise en place pour renouveler les masques
à gaz défectueux, et le paradoxe actuel vient du
fait que la réaction de méfiance touche actuellement
un matériel d'autant plus vérifié que les
premiers masques à gaz s'étaient révélés
défectueux. On peut s'interroger sur la façon dont
certains osent déclarer que leur masque n'est pas à
leur taille alors qu'il est strictement interdit d'ouvrir le
kit avant le conflit, et que le masque lui-même dispose
de lanière d'adaptation permettant une étanchéité
pour tous les types de visages.
- 3. le manque d'abris
(Yediot Harahonot+ Ma'ariv)
Plus préoccupant et résultant moins de la paranoïa
: Il manque plus de 15000 abris pour abriter toute la population
en cas d'attaque conventionelle. Le véritable scandale
qui se révèle alors est une autre affaire de corruption
: malgré la loi, on a construit de nouveaux bâtiments
sans abris Qui a donc donné des permis de construire à
des entrepreneurs fournissant des plans de bâtiments contredisant
la loi.
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- Du côté américain
La préparation
américaine est à son niveau d'alerte le plus élevé
depuis la guerre du Vietnam. Depuis plus d'un mois, plus de 250
000 hommes sont sur place près de la frontière
iraquienne, preuve vivante que Bush ne peut plus faire marche
arrière : comment justifierait-il de telles dépenses
face au Congrès américain ?
Depuis quatre jours, les troupes ont encore été
renforcées par 50 000 hommes envoyés depuis une
base du Texas (USA Today+ CNN), et 250 unités de réservistes(International
Herald tribune) ont été appellées.
Ce qui paraissait sonner le glas du grand Empire (voir l'analyse
du Wall Street Underground), avec une guerre du Golfe II qui
précipiterait la chute économique de l'Oncle Sam
en proie avec une dette extérieure insurmontable (900
milliards de dollars), une fuite des capitaux arabes sans précédents
(30 trilliards de dollars), semble prendre une autre dimension
à la lumière des déclarations succintes
mais claires de Bush parlant d'un « Nouveau Plan Marshall
» du Moyen Orient : en effet, si les Etats Unis comptent
tout détruire pour tout reconstruire, les fonds nécessaires
à cette reconstruction permettront à l'Amérique
de se redresser, et à la civilisation occidentale de perdurer
sous la forme que nous lui connaissons mais au prix, sans aucun
doute possible, de la perte de très nombreuses vies humaines.