Notions de Visites
aux Malades dans le Judaïsme:
Apporter un réconfort; affirmer
que la main tendue est la seule attitude qui vaille;communiquer avec ceux
qui souffrent; aider les autres à trouver un sens à leur
vie...voilà le désir qui m'anime en tant qu'Aumônier
mais aussi qu'en tant qu'être humain.
Mais plus encore d'un point vue religieux
en effet:
Bikour Holim: Visiter les malades,
pour atténuer leurs souffrances est une des nombreuses obligations
sociales que le judaïsme rattache à une valeur religieuse.
Plus qu'un acte social, c'est un acte charitable, une Mitsva constituant
l'accomplissement d'un commandement divin.
En effet, nos sages nous enseignent,
qu'il est recommandé à l'homme de prendre exemple sur D.ieu.
De même qu'IL est miséricordieux, de même tu dois être
miséricordieux envers ton prochain et à plus forte raison
quand une maladie ou un malheur arrive.
Rendre visite aux malades est une valeur
essentielle du Judaïsme comme le souligne un de nos célèbre
rabbin dans le Séfer Ha-Hayim (le livre de la vie), la visite au
malade est nécessaire pour trois raisons: la première tient
au fait que celui qui rend visite peut éventuellement connaître
le moyen de guérir le malade, la deuxième est de pourvoir
à tous les besoins du malade et enfin la dernière raison
celui de prier pour le malade.
La notion de visites aux malades est
tellement importante, que certains de nos sages se référant
aux textes sacrés, considère que &laqno;Celui qui rend
visite aux malades est considéré comme un ange apportant
du bien».
Il serait fastidieux d'élaborer
toute les lois entourant cette notion de Bikour Holim (Visite aux malades).
Je voudrais simplement donner un exemple pour bien illustrer l'importance
que nous accordons aux malades, car non seulement nous devons nous occuper
de son corps mais il faut également s'occuper des besoins de son
âme.
Un de nos Sages (Nahmanide) précise
que la maladie supprime toutes les interdictions liées au Chabbath
jour &laqno;chômé &laqno; par les juifs, pour une personne
dont la vie est en danger, car le danger de mort est au-dessus de tout.On
aura donc le devoir, de mettre tout en oeuvre pour sauver cette personne
même quitte à profaner le Saint jour du Chabbath si une vie
en dépend.
Visiter les malades pour les aider et
atténuer leurs souffrances est une des nombreuses obligations sociales
que le judaïsme rattache à une valeurs religieuse.
Le Chelah explique à partir du
Zohar, que celui qui veille sur un malade et s'occupe de lui est considérer
comme un ange qui apporte le bien. La visite des malades est une forme
de Tsédaka, mais la véritable Tsédaka sont ceux qui
s 'occupe des morts.
En effet, lorsque nous faisons la Tsédaka,
nous sommes dépendants l'un et l'autre par cet effet de retour.
Ceux qui s'occupent des morts, font un acte de hessed chel émet.
Un acte gratuit car le mort ne peut plus rien donner.
Issaie Horwitz ZL établit trois
niveaux dans l'accomplissement du Hessed chel émet : Célébrer
les mariés, visite les malades, et les morts, Car Achem Béni
soit-il bénit les mariés, guéris les malades, et enterre
les morts. En effet, il est recommandé à l'homme de prendre
exemple sur Dieu de même que L 'Eternel est miséricordieux,
tu dois être miséricordieux, de même qu'il est bienveillant
tu dois être bienveillant, Pour le Talmud (Sotah 14a) ce concept
est étendu à la Mitsva de Tsédaka, de visite des malades,
et des morts.
La différence entre Tsédaka
et Guémilouth Hassidisme repose que pour la tsédaka la charité
s'adresse uniquement au pauvres et ne peut être accomplie que par
son argent personnel. Or pour Guémilouth Hassidim s'adresse aux
riches et aux pauvres sans distinction. Une autre différence La
Tsédaka s'adresse uniquement pour les vivants tandis que las actes
de Bonté s'adressent pour les vivants et pour les morts.