LA PLACE DE FEMME DANS LE JUDAISME


Sommaire
Intervenants :
Madame L. Vana chargée de cours a la Sorbonne et professeur associé a l'institut Martin Buber
Madame Janine Elkouby professeur à l'Université de Strasbourg,
Raphaël Drai
Philippe Haddad rabbin consistorial de la jeunesse
Conclusion Lily Grosman
Prochain colloque
Sur le même theme
dossier réalise par Yona Dureau
Situation des femmes en Israel
La femme et le judaisme


 

Compte rendu du Colloque du 25 octobre 1998 au consitoire de Belgique

 
FEMMES JUIIVES:
HALAKHA ET MODERNITE
 
Le 25 octobre dernier, la Communauté juive de Bruxelles a vécu un événement culturel inattendu tant par le thème proposé que par l'audience qui lui fut réservée.
 
En effet, le Conseil Académique du Consistoire et la Commission Consistoriale de la Femme, en collaboration avec la Maison de la Culture juive et le Conseil des Femmes Juives de Belgique, présentaient un colloque dont le sujet était "Femmes juives : Halakha et Modernité".
 
Sujet interpellant, attractif et d'actualité si l'on en juge par le nombre élevé de participants et l'intérêt manifesté tout au long de cette après-midi tant aux exposés qu'au débat. L'attention fut vive et soutenue jusqu'au dernier mot, de sorte que même à l'interruption, les échanges de vues continuèrent avec force et vigueur.
 
La participation féminine fut certes majoritaire, mais un nombre appréciable d'hommes parmi lesquels des rabbins de communautés ont écouté avec intérêt les différentes interventions. Le choix du thème du colloque répondait manifestement à une attente. Il fut développé de façon éblouissante et personnelle par lès quatre conférenciers. Le colloque a été placé sous la présidence du professeur Willy Szafran, président du Conseil Académique, qui a mené les débats avec rigueur et humour.


Madame L. Vana
La première oratrice, Madame L. Vana, chargée de cours à la Sorbonne et professeur associé à l'Institut Martin Buber, parla avec engagement du Statut de la Femme selon la Halakha.
 
Après avoir défini la Halakha comme la "loi, souffle de la vie juive", elle nous rappelle que celle-ci, en conformité avec sa racine, est un instrument de réflexion et d'adaptation aux temps, aux sociétés et aux lieux. La Halakha, nous dit-elle, "... n'est pas figée, elle n'est pas archaïque, elle avance très vite dans beaucoup de domaines, elle avance moins vite dans d'autres...".
Quant au statut de la Femme, malheureusement, il relève du domaine plutôt statique.
 
Madame L. Vana s'attache à analyser l'attitude de la Thora, du Talmud, des codificateurs concernant la Femme. Quels sont les commandements qu'on lui demande d'observer, ceux dont elle est dispensée, voire ceux qui lui sont interdits.
 
Elle constate qu'il n'y a pas d'interdiction "de jure" mais "dans la pratique, et du fait que la Halakha est du domaine des hommes, il y a certaines interdictions qui ne relèvent que de la décision des hommes et non de la lettre de la Loi elle-même."
 
Son discours est émaillé d'exemples et de citations de références. La conférencière est très soucieuse de rester proche du Texte car il lui paraît essentiel de démontrer que le Talmud lui-même est porteur positif des revendications féminines
 
Que dit encore Madame Vana ?
 
"Dans Genèse 1, on parle d'Adam, être masculin et féminin, être unique à
l'image de Dieu. Dans Genèse II, il est dit que Dieu prend un côté (et non une côte) et le transforme en deux côtés, en "ich" et "icha" égaux. Dans les deux textes, il n'y a aucune antériorité ' ou postériorité, dans la création de l'homme et de la femme. Elles sont concomitantes."
 
Alors pourquoi faut-il que les codificateurs occultent des comportements, que la Halakha autorise, sous le seul prétexte que "cela ne se fait pas" et dénient ainsi à la Femme son droit à certaines participations, que ce soit dans le cadre des mitsvoth, de l'enseignement de la Thora, de certaines pratiques liturgiques, etc...
 
Peut-être, comme dit Madame Vana ', ... parce que les hommes, les êtres, regardent et voient sous l'angle qui leur convient."
 
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Madame Janine Elkouby
 
La parole fut ensuite donnée à Madame Janine Elkouby, professeur à l'Université de Strasbourg, sur le thème Etre femme et juive à l'aube du XXIème siècle.
 
Avec douceur, mais fermeté, elle exprima la difficulté pour une conscience juive moderne, féminine ou non, d'interpréter ou d'appréhender les lois juives dans le temps présent. Définissant les termes tradition et modernité, deux notions à priori antagonistes, elle se propose d'essayer ensuite de les réconcilier.
 
Pour Madame Elkouby, la modernité offre aux femmes trois bienfaits inestimables :
 
- l'égalité avec les hommes dans les domaines universitaire, professionnel, politique, juridique
- la liberté et la libre disposition d'ellesmêmes au niveau de la sexualité et de la procréation
- l'épanouissement et la réalisation personnelle comme visée première.
 
La femme juive occidentale, dit-elle, lse sent concernée et entend participer entièrement à cette chance de vivre à une époque où elle a le choix."
 
Comment dès lors concilier cette nouvelle approche de vie avec une tradition qui, de prime abord, freime toute recherche de changement? La femme juive moderne a la sensation que la société juive religieuse lui dénie le droit à l'évolution et la retarde par rapport à sa situation dans la société profane qui l'environne. Dans la vie religieuse, nous dit Madame Elkouby, "les femmes ont le sentiment d'une inégalité, d'une injustice dans leur statut : il leur est impossible d'assumer une fonction culturelle... elles ont le sentiment d'inexistence sur le plan social religieux. Dans la vie publique également, elles se heurtent à des résistances incompréhensibles et désuètes : elles ne sont toujours pas éligibles dans certaines communautés ... L'accès à l'étude demeure limité .... Michna et Guemara demeurent la chasse gardée des garçons... Enfin, le plus grave, le droit familial est à l'origine de difficultés spécifiques et de situations graves (divorce)...".
 
Dès lors comment réagissent les femmes à la confrontation de la modernité et de la tradition ?
 
En rejetant un peu, beaucoup, passionnément ce qu'elles considèrent comme des habitudes surannées ?
 
En acceptant, résignées mais sans les connaître ou les comprendre, une tradition établie ?
 
En essayant de se situer, par rapport à un passé, dans un avenir en progression ?
 
Si la modernité est fascinante, souligne encore Madame Elkouby, "elle offre quelques risques, celui de tomber dans la même impasse que les hommes, de confisquer le pouvoir... de basculer dans la célébration à outrance de l'individu, qui exclut tout projet et tout partage..." Or, nous rappelle-t-elle, en citant le commentaire de Rachi (Gn Il 18), la solitude est un attribut divin et l'homme, au contraire, est voué au dialogue et au partage.
 
Comme Madame Vana, elle rappelle dans quels termes d'égalité Dieu créa Adam, être masculin et féminin dans son essence humaine. Elle brosse un tableau significatif de la place de la Femme et cite un texte de la Guemara (Kiddushin 35 a) "Voici les règlements que tu placeras devant eux" (Ex XXI 1) qui pose l'égalité de l'homme et de la femme pour toutes les lois de la Thora.
 
S'il y a égalité devant la loi, dit-elle, il n'y a cependant pas identité de rôle et de comportements. Cette différence dans les attributions est le plus souvent interprétée comme une marque d'infériorité de la femme. Faut-il accorder de l'importance à une personne en fonction de la quantité de choses à accomplir au détriment de la
qualité ? Les commentateurs les plus divers ont tenté d'expliquer ces différences en se basant sur des comportements éthiques plus difficiles à suivre chez l'homme que chez la Femme. Il n'en reste pas moins que les concepts de distinction, de différence, chers au judaïsme, devraient être repensés en terme d'égalité... Les femmes juives désirent construire une modernité sans renoncer aux richesses de la tradition et pour cela faire le tri entre les vraies et les fausses questions, entre les comportements enracinés et les principes halakhiques..."
 
Madame Elkouby réaffirme la dynamique de la Halakha estimant qu'il serait choquant, et indigne de toute son histoire, qu'à la fin du XXe siècle et pour le XXIème siècle, les instances rabbiniques ne soient pas capables de répondre à des problèmes qui se posent quotidiennement. Elle se dit convaincue que si les rabbins, à travers les millénaires que dure notre histoire, ont toujours été à même de faire en sorte que la loi juive réponde aux exigences du temps, il en sera de même pour notre époque.
 
Colloque féminin, mais désir de partage. Après ces deux interventions brillantes de Mesdames Vana et Elkouby , la parole fut donnée après l'interruption, successivement au professeur Raphaël Drai et au rabbin Philippe Haddad.
 
Monsieur Raphaël Draï, professeur en sciences politiques à l'Université d'Aix en Provence et président de l'institut d'Etudes Hébraïques de Paris, a intitulé son exposé : Incapable ou égale, la condition féminine et la dynamique de la Halakha .
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Raphaël Drai
 
Monsieur Draï, dans un discours impeccablement structuré, nous parle de ce qu'est la théorie du droit et de ce qu'est la dynamique du droit. Il rappelle que tous les débats, comme celui d'aujourd'hui, s'inscrivent dans des discussions qui concernent non seulement l'évolution de nos propres normes mais aussi les transformations du droit familial et de la condition féminine. Il est important, souligne-t-il, de procéder par dialogues et échanges d'informations parce qu'on a l'habitude de réagir de manière un peu passionnelle, comme si le droit était un objet de pouvoir. Il y a ceux qui pensent, dit-il, que, si on connaît la Halakha, on a le pouvoir et si on ne connaît pas la Halakha, on n'a pas le pouvoir. Et en général, on ne connaît pas exactement la Halakha.
 
Si l'on regarde bien la Halakha, dit-il, en ce qui concerne la Femme, il y a une série de règles qui constituent une protection contre la Femme et ensuite une série de règles qui constituent des protections des femmes et il ne faut pas se tromper sur le registre de l'interprétation. Dans les textes de la Thora, il existe des versets qui peuvent fonder un féminisme et d'autres un antiféminisme.
 
Il insiste sur le fait que "la dynamique du droit est à prendre comme un élément de vie et un élément de l'acceptation de la vie. La dynamique de la Halakha est tout ce que l'on ne peut pas transgresser sans mettre en cause l'être humain lui-même, la viabilité de l'être humain".
 
Il explique le processus d'évolution de la Halakha et son fonctionnement à l'intérieur du Talmud. "Comment passer du faire savoir au savoir-faire ? Comment la modification de la règle de droit se fait de manière juridique et n'on pas en descendant dans les rues et en brandissant des slogans
 
Si on lit les règles, on y trouvera toute une série de protections contre la Femme, femme présentée sous forme de fantasme. Mais il existe aussi toute une série de protections contre l'homme et il cite l'exemple de l'homme qui doit mettre ses tefilin tous les matins et qui, par cet acte, s'entrave -symboliquement- le bras.
 
Donc hommes et femmes sont soumis chacun à des règles qui sont adoptées pour les protéger et qui pourraient être modifiées sans transformer le débat en foire d'empoigne. Car le cheminement de la Halakha doit se faire ensemble.
 
Que défend le professeur Draï ? Il s'agit de savoir, nous dit-il, si, comme le ressentent certaines femmes arguant de certains comportements, de certaines cérémonies ou du déroulement de la liturgie, elles sont effectivement placées dans une position inégalitaire. Ce serait alors grave, parce que la loi juive serait en contradiction avec les Droits de l'Homme - donc les droits de la Femme - ou bien se demande-t-il, cette inégalité a une autre fonction.
 
Pour ce qui le concerne, c'est de cette thèse qu'il s'agit. En effet, lors de l'interview accordée dans le cadre des émissions de télévision consistoriales consacrées au colloque, il s'explique de la manière suivante :
 
"Il y a une inégalité. Cette inégalité est surtout fondatrice d'une différence, mais ni cette inégalité, ni cette différence ne sont destinées à être figées. Elles doivent évoluer et il est incontestable que, vu de l'extérieur et de manière formelle, la Femme d'une certaine manière est mise en tutelle. Mais il s'agit de savoir si cette mise en tutelle est le destin de la Femme ou bien si cette formulation juridique est appelée à évoluer, ce qui est mon opinion. Tout ce droit, qu'on appelle le droit talmudique, a été élaboré après deux exils successifs où les familles juives, où le peuple juif, avaient subi de grosses épreuves, où l'identité juive était menacée de se perdre et les femmes juives étaient prioritairement garantes de cette identité.
 
Donc, il s'agissait d'élaborer un droit qui valait ce qu'il valait à l'époque, pour s'assurer que la Femme restait garante des généalogies du peuple juif. Mais aussi, les femmes étaient exposées du point de vue économique elles étaient objectivement, sociologiquement dans des positions de dépendance très grande.
 
Il s'agissait, pour le droit, non pas d'accentuer les dépendances mais de les réduire. Il s'agit de savoir si le maintien de ces règles ne se retournent pas contre l'esprit qui les a engendrées.
 
Il se peut que ces règles, efficientes au moment où elles ont été élaborées, le soient moins pour des tas de raisons. Donc, il importe d'en discuter. Et, de la même manière qu'à la Knesset, il y a des députés hommes et femmes, il importe maintenant que pour la discussion de la modification des règles de la Halakha, les femmes puissent questionner la Halakha de telle sorte que le Talmud effectivement, ne soit plus une discussion entre hommes. Personne n'a dit que le Talmud s'était arrêté au IVe siècle. Il s'est immobilisé d'une certaine manière à ce moment-là pour des raisons historiques, politiques. Mais rien n'interdit que la discussion se poursuive".
 
Les modalités de "protection de la Femme sont donc appelées à évoluer et à être aménagées. Pour ce faire, il importe de poser les bonnes questions. Si on ne pose pas les questions, les questions se posent parce que de toutes manières l'évolution du droit contemporain, l'évolution des Droits de l'Homme et de la Femme, font que les pouvoirs que la Halakha ne donne pas, ou croit ne pas pouvoir donner, sont distribués par ailleurs". Les mauvaises compréhensions des règles de la Thora entraînent une mésentente interne préjudiciable au peuple juif. On ne peut laisser cette situation en l'état et il faut que la dynamique se déclenche par le dialogue organisé.
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Philippe Haddad
 
Le dernier orateur, le rabbin Philippe Haddad, aumônier de la jeunesse au Consistoire Israélite de Paris, avait proposé le thème : Femmes, pourquoi revendiquer ?
 
La tâche ne fut point aisée puisque beaucoup de choses avaient été dites. Il a mis principalement l'accent sur l'écoute des jeunes et sur l'écoute des membres des communautés, explicitant sa conception quant à une dynamique de fréquentation au sein même de la Synagogue. Il entend le questionnement en tant qu'aumônier de la jeunesse. Il entend le questionnement des filles et des garçons, des étudiants et des étudiantes et celles-ci, comme les garçons, veulent partager les responsabilités.
 
Il lui semble que les choses peuvent évoluer tout en restant dans l'orthodoxie la plus stricte. Parce que, nous dit-il, l'éthique fondamentale du judaïsme, c'est d'être placé par rapport à l'autre et l'autre, c'est d'abord la Femme. Il cite également les paroles divines "Tu parleras à la maison de Jacob (femmes) et ensuite aux enfants d'Israël (hommes)" . Il estime que l'écoute de la Femme est fondamentale et que des considérations telles que licela ne se fait pas" n'ont pas lieu d'être.
 
Le "problème de la Femme c'est le coeur même de la religion". Il y a des faits culturels, des faits sociologiques qui sont liés à l'histoire et qui font que les femmes occupaient des fonctions importantes dans notre histoire. Le rabbin Haddad souligne aussi qu'il ne faut pas confondre religion et culture. La culture est la production de l'homme. La revendication à l'étude, à l'engagement communautaire sont des choses fondamentales dont dépendent l'avenir de la communauté juive d'aujourd'hui. Réfléchir à la place de la Femme dans la communauté, c'est réfléchir à l'avenir du judaïsme, on ne peut fonctionner sur des modes ancestraux qui ne touchent pas l'essentiel de la religion juive.
 
Des textes font l'apologie de la Femme alors que d'autres sont plus sexistes. Les rabbins ont donné leur opinion personnelle en tant qu'hommes mais ce n'est pas la voix de Dieu qui s'est exprimée. Il note qu'un homme peut être pieux et, en même temps, être misogyne_. , la religion n'est pas forcément à l'abri de dérives. "Cela demande d'avoir un judaïsme intelligent, pensé, tolérant, ouvert qui tient compte des contextes historiques, sociologiques dans lesquels des paroles ont été prononcées".
 
Citant les exemples de Rachi, ce grand exégète qui engagea ses trois filles dans l'étude, et de Rabbi Meir, qui encourageait sa femme à mettre les tefilin, le rabbin Haddad pense "qu'avec les textes, on peut s'arranger plus facilement qu'avec les hommes qui interprètent les textes. La question est de savoir si les hommes d'aujourd'hui, les rabbins, ont le courage de se remettre en question".

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Conclusion Lily Grosman
 
En guise de conclusion, Madame Lily Grosman clôt le colloque par la lecture d'un poème anglais We ail stood together, de Merle Feld, qui l'attribue symboliquement à la prophétesse Myriam, soeur de Moïse.
 
Mon frère et moi étions au Sinaï
Il a tenu un journal
de ce qu'il a vu
de ce qu'il a entendu
et de tout ce qu'il en a retenu.
je souhaite avoir possédé un tel écrit
de ce qu'il m'est arrivé là.
Il semble que chaque fois que je vou-
lais écrire,
je ne le pouvais.
Toujours je tenais un enfant dans les
bras, le mien, celui d'une amie,
toujours tenir un bébé,
de sorte que mes mains n'étaient
jamais libres
pour écrire ces événements.
Et puis,
le temps a passé,
les choses vécues,
les faits,
les qui, quoi, quand, où, pourquoi,
tout s'est glissé de moi,
et je suis restée avec
la sensation.
Mais les sensations sont comme des sons, des voyelles assourdies.
Mon frère est tellement certain de ce qu'il a entendu,
après tout il en a le journal, mot après mot après mot.
Si on pouvait rappeler cela ensemble, on pourrait recréer un temps sacré
survolé d'étincelles.
 
Ce poème est l'écho de tout ce qui s'est pensé cet après-midi. Et la salle demeura silencieuse jusqu'au dernier mot.
 
La participation massive à ce colloque démontre que le thème abordé anticipait une demande fortement intériorisée. Le vif intérêt manifesté, par les femmes en particulier, et leur interpellation publique sont relativement récents.
 
La rencontre de cette après-midi a permis d'ouvrir un dialogue entre des hommes et des femmes qui s'attachent à trouver des solutions appropriées dans le respect profond de la Halakha, afin de contribuer à assurer la pérennité du peuple juif.
Lily Grosman, présidente de la Commission consistorialle de la Femme

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COLLOQUE

"FEMMES JUIVES - HALAKHA ET MODERNITE"

MARIAGE-DIVORCE

 

Proposé par :

 

la Commission de la Femme et le ConseilAcadémique du Consistoire Central Israélite de Belgique en collaboration avec le Conseil. des Femmes juives de Belgique et la Maison de la Culture Juive

 

dimanche, le 17 octobre 1999 à 14h

 

en la Salle Dupréel, Institut de sociologie, av. Jeanne 44 à 1050 Bruxelles

 

En présence de : MM. les Grands Rabbins

1. Chaikin, Av Beth Din, Bruxelles, D.M. Lieberman, Antwerpen, A. Guigui, Bruxelles.

 

Programme :

 

M. Le Grand Rabbin Ch. Benizri, rabbi n de la Communauté Sepharade de Bruxelles

Introduction : la mitzvah du mariage et celle du divorce

Maître A. Dreyfus, Avocate au Barreau de Strasbourg, spécialiste en droit des personnes

Mariage et divorce : du laïc au religieux

Mme L. Vana, Chargée de cours à l'Université de Paris 1, Sorbonne,

Professeur associé à l'institut d'Etudes du Judaïsme, ULB :

Mariage et divorce : la Halakha et ses applications aujourd'hui

M. le Rabbin I.D. Frankforter, Paris :

Kiddouchin et guèt : contrat associatif réduit aux acquis des corps ou entreprise de nature métaphysique

 

Réservations : 02/ 343.62.24 (tél+fax) ; E-mail : dsisso@arcadis.be

P.A.F. : 450- ; Etudiants : 300,-


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