Un dimanche de
décembre, dans un jardin d'enfants de la banlieue parisienne
à Issy les Moulineaux.
Un simple coup d'oeil suffit pour comprendre qu'il se prepare
quleque chose d'extraordinaire. Ce soir il est vrai, dans tous
les foyers juifs de France et de Navarre, on procedera à
l'allumage de la première bougie de Hannouka. Mais au Gan
Yeroushalaim, on s'active déjà bien qu'il ne soit
que quatre heures de l'apres-midi.
Entre deux va-et-vient,
une porte s'ouvre et on aperçoit des petites toupies vivantes
en train de s'agiter dans tous les ens et de se faire
maquiller.
Elles répètent leur danse. Dans quelques heures,
quand on allumera la Hannoukia, ells seront là pour le
plaisir des petits et des grands. Elles chanteront et danseront
pour faire honneur à cette première flamme qui viendra
illuminer nos coeurs.
C'est dans la classe d'à côté, en moyenne
section que la Hannoukia prend vie. Neuf petites bougies se préparent
elles aussi. En atttendant leur entrée en scène,
elles s'amusent et discutent entre elles.
Chacune représentant un temps fort ou un commandement de
notre Torah, elles savent qu'elles sont toutes aussi importantes
les unes que les autres même si leur allumage est différé
dans le temps.
C'est pour ça que notre Hannoukia est en ligne droite,
aucune flamme n'etant plus haute que les autres .
Raphaël
le Chamach veille à ce que tout aille pour le mieux : il
s'assure que les flammes de la Prière (Nathaniel), du Chabbat
(Darah R.), de la Tsedaka (Samuel), de l'Amour du prochain (Rachel),
du Service Divin dans la Joie (Ruben), de la foi (Gad) , du Gardien
d'Israël (Jérémy) et de l'Espoir (Sarah C)
sont prêtes, habillées, coiffées et maquillées.
Dans la Kita Ra'hel , neuf petites bougies attendent d'être
allumées pour briller chacune comme l'eclat d'un diamant
aux milles facettes celui de notre judaisme.
Et c'est justement à cet allumage que se préparent
les six jeunes Cohanim de la grande section et leur six compagnes
, de ravissantes fioles d'huile d'olive pure!.
Comme leurs camarades des deux autres classes, ils travaillent
et répètent tous les jours depuis des semaines pour
que ce moment soit des plus réussi. Tout le sérieux
de leur "charge" se lit dans leur jeune visage qui reçoit
en retour la grâce et le sourire des petites fioles. Car
, à Hannouka plus que jamais, le Cohen Gadol et sa fiole
d'huile pure sont unis : l'un ne peut rien
sans l'autre.
Et ces jeunes Prêtres savent que la lumière qu'ils
allumeront tout à l'heure n'eclairera pas seulement la
salle communautaire d'Issy les Moulineaux mais aussi les coeurs
de tous les parents et amis venus applaudir.
Et un ! voilà
les petites toupies de la Kita Yaacov
qui chantent et qui dansent
Et deux ! pour
la Hannoukia de la Kita Ra'hel
Et trois ! éclairée par les élèves
de la Kita Shalom.
Bravo les enfants !et merci
Dossier réalisé par Rivka Houzi
