POURIM, POURIM,
POURIM, qui est
une fête éternelle car elle sera célébrée
le 15 ADAR même aprés la venue du Machiakh (Messie), retrace
la lutte entre deux mondes continuellement opposés :
- celui d'Aman, opposant par excellence au Peuple Juif qu'il a voulu détruire
le 13 Adar car il pensait que cette date, jour de la mort de Moïse,
était néfaste pour Israël.
Il ne savait pas que c'était aussi celui de sa naissance.
- celui de Mordékhaï "Ayéoudi"
("le Juif"), représentant
en exil des enfants d'Israël.
C'est dans la Méguilah d'Esther le rouleau qui est lue deux fois à Pourim
que le mot Juif, apparaît pour la première fois:Yéoudi,
Par contre, le nom de D-ieu n'y est pas une seule fois explicitement employé.
Développons.
On peut remarquer que Méguilat Esther veut
aussi dire en hébreu "dévoilement
du caché", et que D-ieu,
dans le livre de Dévarim dit :
"véanokhi ester astir et
panaï mimekhème et Moi caché, j'ai caché Ma Face
parmis vous ",
En fait, on peut mettre en parallèle
le mot "ester"caché, de
cette phrase avec la Reine Esther de l'histoire de Pourim. cette indication
permet d'affirmer que l'on retrouve cet évènement dans la
Torah elle-même.
Mais de quelle façon Pourim est-elle
une phase différente de l'histoire du Peuple Juif ?
Pendant la sortie d'Egypte, les
Enfants d'Israël étaient habitués aux miracles :
- des nuées les entouraient et les protégeaient.
- la manne nouricière tombait chaque jour, etc.
A partir de la destruction du premier
Temple par Nabuchodonosor, les miracles permanents s'arrêtèrent
:
D-ieu voila sa Face... et les Juifs ne comprirent pas, ils ne savaient
plus vivre sans faits miraculeux, ils y étaient trop habitués...
Cest pour cette raison qu'Aman dit au début de la Méguilah,
au sujet du Peuple Juif : "yèch
lo" "il a ", qui peut
aussi se lire
"ychlou ", " il s'endort"
car à cette époque
Isrël s'était "endormi" en exil, est l'assimilation
destructrice faisait son oeuvre...
Or on le voit dans l'Histoire,
à chaque fois que D-ieu est malheureusement oublié, il exerce
Sa justice à travers la nature, comme Il le dit dans le passage de
"véayah" inclus dans la "Chémah Israël"
que nous récitons chaque jour dans nos prière.
Aman, le Pèrsécuteur, apparrait donc comme le résultat
de notre manque de Foi (Emounah), de notre refus de voir le miracle de la
vie quotidiennement comme il est dit dans la Torah :" D-ieu renouvelle
le monde chaque jour", dans sa grande bonté.
La destruction duTemple de Jerusalem ne doit pas nous faire déséspérer
car l'Eternel veut résider en nous (" véchakhaneti bétokham
"), pas dans un Temple qui aurait perdu , par notre manque de Foi,
sa fonction de Délivreur et Réparateur de nos fautes et où
D-ieu n'y résiderais plus.
Remarquons
Que le mot Géoulah, Délivrance
qui s'écrit guimel+ aleph+ vav+lamed, sans le aleph -qui
represente la Divinité- devient
Golah,Exil dans un monde où D-ieu reste caché mais
ne nous rejette jamais si on sait le retrouver en visant une Téchouvah (Repentir ) véritable. De plus dans la Méguilah, Amélèkh, le Roi, est bien le personnage qui représente D-ieu, d'aprés
les commentateurs.
Où alors retrouve-t-on le personnage
d'Aman dans la Torah ?
Dans le livre de Béréchith, genèse , D-ieu demande à Adam si il a mangé
le fruit de l'arbre défendu en disant
"
amin aèts " " de cet arbre ", et les commentateurs notent que si on enlève le youd de "amin",
on obtient le mot Aman.
Mais comment peut-on mettre en parallèle
cette histoire et celle de Pourim ?
Adam voulait en fait gôuter le
fruit de la Connaissance , le "péri
ets adaat", défendu, représentant la perception du Mal, qui lui
était étranger.
D-ieu,
qui sait tout, lorsqu'il demande à Adam s'il a bravé son interdiction, lui pose
en fait une autre question essentielle : Suis-Je absent de ce monde et de ta conscience
pour que tu fautes ainsi ?
Adam est
alors punis, il est chassé du Paradis
et ceci lui permet alors de se repentir, de faire Téchouvah.
De même, Aman qui descend de Amalek, l'ennemi
juré du peuple Juif, fait donc partie de la lignée directe
d'Eliphaz fils de Essaü, qui devait tuer
Jacob-Israël.Il ne le fit pas,
mais lui pris toute sa richesse à la place, car un "homme pauvre
est un homme mort" d'aprés la Torah.
Aman connaissait tout ceci, il savait
que c'est D-ieu qui décide de tout, même de la destruction
ou pas du Peuple Juif. Il attendait donc un moment propice pour mettre à
exécution son funeste dessein :
il oubliait que si D-ieu avait réellement
voulu détruire Israël, il
l'aurait déjà fait de
la main de son ancêtre Eliphaz
!
On peut dire qu'Aman est un personnage
qui n'apparaît qu'à cause de nous! C'est pour cela que nous
avons la Mitsvah de boire du vin jusqu'à arriver à confondre "arour Aman !", "détruit
soit Aman !",
que nous disons lors de la lecture
de la Méguilah, "baroukh
Mordékhaï !", "bénis soit Mordékhaï
!"
Il faut en fait que nous comprenions que
ces deux personnages ne sont qu'une partie de nous-même,
Et que nous sommes les seuls responsables
de notre punition si nous fautons.
Aman n'est alors qu'un des vecteurs
de la vengeance Divine, d'ailleurs celui-ci et ses dix fils sont pendus,
lorsque la Téchouvah, le Repentir, du peuple Juif tout entier est effective.
C'est en effet lorsqu'Israël rejette le DOUTE, d'où découle
l'illusoire idolatrie sous toutes ses formes, que D-ieu pardonne et qu'il arrête la
main du Destructeur et des Méchants.
Pour finir remarquons que Amalek à le même compte numérique
que Sefèke, le Doute, soit 240 ! |
Excellente Fête, Haïm Perets.
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