- Rabbi Israël de Koznitz priait un jour Dieu en ces
termes:
-
- - Seigneur du monde, daigne sauver Israël, je T'en
supplie. Et si Tu T'y refuses, daigne alors sauver les goyim
-
-
- Un seigneur arrive dans une petite ville de Pologne.
Il rencontre un juif.
-
- - Moïché ! Où est la préfecture
?
-
- - D'où savez-vous que je m'appelle Moiché
?
-
- - je l'ai deviné.
-
- - Oui ? Alors, devinez où est la préfecture
-
-
- Deux amis juifs marchent ensemble dans la rue en devisant
tranquillement, quand ils voient deux non-juifs avancer dans leur direction.
-
- - Aie, se disent-ils, on ferait mieux de s'éloigner,
ils sont deux et nous sommes seuls.
- Vers l'année 1936, un juif polonais qui a émigré
à New York vingt ans auparavant décide de rendre une visite
à sa famille et à ses amis dans son shtetl natal. Il est
accueilli comme un véritable héros, on lui fait les honneurs
du village.
-
- - Comme le shtetl a grandi depuis que je suis parti !
s'émetveille-t-il. Combien de juifs habitent ici à présent
?
-
- - Dieu merci, nous sommes environ trois mille juifs.
-
- - Extraordinaire ! Quand je suis parti, il n'y avait
que mille juifs! Et combien de goyim ?
-
- - Environ huit cents familles. C'est pratique, chaque
famille juive a son chabbes goï qui vient allumer le feu le Chabbat
matin, ainsi tout le monde a bien chaud toute la journée. Et à
New York, combien de juifs y a-t-il ?
-
- - Environ deux millions.
-
- - Deux millions ? C'est énorme ! Et combien de
goyim ?
-
- - Environ cinq millions.
-
- - Cinq millions ! Et pour quoi faire, tant de chabbes
goïm ?
-
-
- Un juif russe a pris le bateau pour le Nouveau Monde.
A chaque repas, il se trouve à la même table qu'un Français
avec lequel il ne peut absolument pas communiquer. il ne parle que le russe
et le yiddish, et le Français ne comprend aucune de ces deux langues.
Au début du premier repas, le Français s'incline et dit :
-
- - Bon appétit.
-
- Le juif hésite puis répond
-
- - Pinsky.
-
- A chaque repas, le Français souhaite un bon appétit
et le juif répond par son nom. Un autre passager qui a observé
la scène révèle à Pinsky :
-
- - Tu sais, &laqno; bon appétit » ce n'est
pas son nom, cela veut dire qu'il te souhaite un repas agréable.
-
- - Ah!
-
- Au repas suivant, quand le Français s'approche,
Pinsky s'incline et lui dit :
-
- - Bon appétit
-
- Alors le Français, heureux repond
-
- - Pinsky
- Une réunion extraordinaire a lieu un jour sous
Hitler, aux débuts du Troisième Reich : ils en ont assez
qu'on dise tout le temps que les Allemands ne savent pas ce qu'est l'humour.
Une personne est désignée pour enquêter sur cet important
problème, et chargée de rapporter dans les meilleurs délais
la réponse adéquate, sinon...
-
- Parti plein d'enthousiasme, il déchante assez
vite. En effet, au bout de trois mois, il a fait le tour de l'Allemagne
sans avoir encore découvert le fabuleux secret. A la veille de la
date fixée, découragé, il s'arrête dans une
petite auberge tenue par un juif, à proximité de la capitale.
-
- - Eh, monsieur, vous avez l'air très chagriné
1
-
- - Oui, c'est demain le dernier jour et je n ' ai pas
trouvé ce pour quoi on m ' a envoyé. J'ai peur de ce qui
m'attend.
-
- - Si je ne suis pas indiscret, monsieur, de quoi s'agit-il
?
-
- - J'ai été envoyé pour découvrir
ce qu'est le sens de l'humour.
-
- - Oh ! Mais Je vais vous le dire, moi... Voyons si vous
saurez répondre à ma question : qui est le fils de mon père
et qui n'est pas mon frère ?
-
- L'envoyé du Reich a beau réfléchir,
il ne trouve pas de réponse.
- - Eh bien, si vous ne savez pas qui est le fils de mon
père et qui n'est pas mon frère, je vais vous donner la réponse
: c'est moi, Moche Kratchmer !
-
- - Ah! Ah! Oui, c'est bien ça, l'humour, merci
bien, je peux y aller maintenant !
-
- Il en repart tout guilleret. Le lendemain, Conseil des
ministres extraordinaire, tout le monde écoute l'envoyé spécial.
-
- - Qui peut me dire qui est le fils de mon père
et qui n'est pas mon frère ?
-
- Tout le monde réfléchit, réfléchit,
mais personne ne trouve de réponse.
-
- - Vous ne savez pas qui est le fils de mon père
et qui n'est pas mon frère ? je vais vous le dire, c'est Moché
Kratchmer
- Rosen et Lévi sont associés dans un magasin
de chaussures. Un été, Rosen part en vacances en Italie :
Rome, Venise, Florence... A son retour, il est interrogé par son
associé :
-
- - Alors, comment c'était ton voyage en Italie
?
-
- - Formidable !
-
- - Est-ce que tu as vu le pape ?
-
- - Bien sûr
-
- - Alors ?
-
- - je pense qu'il chausse du trente-neuf.
-
- M. Cohen consulte un psychanalyste
-
- - J'ai un problème, il y a quelqu'un sous mon
lit.
-
- - Vous avez regardé ?
-
- - Oui, mais chaque fois que je regarde, il s'en va, ce
qui fait que je ne le vois pas. Et dès que je ne regarde plus, il
revient. Ça m'empêche de dormir, je suis tellement fatigué
que je n'arrive plus à travailler, je vais être renvoyé
de mon job si ça continue.
-
- - Vous avez besoin d'une thérapie, monsieur Cohen.
Venez me voir deux fois par semaine.
- Mais combien de temps cela va durer ?
-
- - je ne sais pas, monsieur, trois semaines, comme trois
ou six mois ou même quelques années.
-
- - Aïe, aïe, aïe ! Et combien ça
coûte ?
-
- - Deux cent cinquante francs la séance.
-
- - je vais me ruiner, mais pour l'instant je n'ai pas
le choix. OK.
-
- Pendant quelque temps, M. Cohen se rend régulièrement
chez son psychanalyste, deux fois par semaine. Au bout d'environ cinq semaines,
il cesse brutalement ses consultations, sans prévenir, sans explications.
Six mois plus tard, le psychanalyste rencontre son ex-patient dans la rue.
Il lui saute dessus :
-
- - Alors, monsieur Cohen ! Ça fait très
longtemps que je ne vous ai pas vu ! Vous ne m'avez pas donné de
nouvelles
-
- Comment allez-vous ?
-
- - Très bien, merci, répond Cohen honteux.
-
- - Et est-ce que vous réussissez à dormir
ou y a-t-il toujours quelqu'un sous votre lit ?
-
- - Non, non, il n'y a plus personne sous mon lit et je
dors très bien maintenant.
-
- - Ah ! dit le psychanalyste tout penaud. Et comment avezvous
réussi à... ?
-
- - je suis allé voir mon rabbin.
-
- - Oui ~
-
- - Il m'a dit de scier les pieds du lit
-
-
-
- Au bout de dix ans d'analyse, Jérémie est
guéri, il peut enfin se marier. La nuit de noces se passe dans un
superbe hôtel, dans la plus grande suite. Le jeune marié va
dans la salle de bains pendant que sa toute jeune femme l'attend. Elle
attend une heure, deux heures... Enfin elle se lève, colle son oreille
à la porte de la salle de bains pour savoir ce qui se passe, et
elle l'entend qui chuchote :
- Le monde intracommunautaire
-
- Il faut à tout prix que je me rappelle que ce
n'est pas ma mère, non, ce n'est pas ma mère...
- Le jeune Abramowitch, frais émoulu de la faculté
de médecine, vient de s'installer. Tout fier, il attend ses premiers
clients. Arrive un homme. Il le conduit à la salle d'attente et
le fait attendre, tout en laissant la porte ouverte. Il appelle l'hôpital
et s'entretient longuement avec un chef de clinique. Ensuite il appelle
un fournisseur et prolonge à plaisir sa discussion, posant maintes
questions superflues. Il appelle enfin un collègue afin de se faire
seconder parce qu'il est déjà débordé de travail.
Finalement, l'ayant fait suffisamment patienter, il va chercher son client
dans la salle d'attente :
-
- - je vous écoute, monsieur.
-
- - Eh bien, je suis le technicien des Télécom,
Je viens brancher votre ligne de téléphone !
-
-
- Cohen a été en analyse pendant dix ans,
quatre fois par semaine. A la fin de cette période, son analyste
lui dit qu'il n'a plus besoin de venir, ils ont terminé leur travail.
Cohen est très angoissé.
-
- - je suis devenu très dépendant de ces
séances, je ne peux pas arrêter comme ça.
-
- Écoutez, je vous dis que vous pouvez tout à
fait vous débrouiller seul à présent. Si vous avez
le moindre problème, n'hésitez pas à m'appeler à
n'importe quelle heure, je vous donne mon numéro de téléphone
chez moi.
-
- Quinze jours plus tard, à 5 heures du matin le
dimanche, Cohen appelle son analyste chez lui.
-
- - Docteur, j'ai fait un cauchemar affreux. J'ai rêvé
que vous étiez ma mère. je me suis réveillé
avec un horrible malaise.
-
- - Qu'avez-vous fait alors ?
-
- - J'ai analysé mon rêve comme vous m'avez
appris à le faire.
-
- - Et ensuite ?
-
- - je n'ai pas réussi à me rendormir, alors
j'ai pris un petit déjeuner.
-
- - Qu'avez-vous pris ?
-
- - Un petit café.
-
- - Et c'est ça que vous appelez un petit déjeuner
?
-
- M. Abitbol se rend chez le psychiatre
-
- - Docteur, ma femme se prend pour moi, est-ce qu'on peut
faire quelque chose ?
-
- - Il faut que je la vole, amenez-la donc.
-
- - Ce n'est pas la peine, docteur, puisque je suis là.
- Mme Chekroun est en consultation chez le psychiatre
-
- - Docteur, mon mari se prend pour un réfrigérateur,
est-ce que c'est grave ?
-
- - Non, pas du tout, si ça ne vous dérange
pas.
-
- - C'est-à-dire que ça ne me dérange
pas, sauf la nuit, parce qu'il dort la bouche ouverte, et la petite lumière
au fond reste allumée tout le temps.
-
-
- Le manque me manque, je suis comblé (Rabbi Yaakov
Lacan).
- Un homme très large d'esprit mais étroit
de coeur était venu trouver Rabbi Abraham de Stretyn :
-
- - Il parait t que vous donnez aux gens des remèdes
spéciaux, et que ces remèdes sont efficaces. Pourriez-vous
m'en donner un pour gagner la crainte de Dieu ?
-
- - Pour la crainte de Dieu, je n'en connais aucun. Mais
si vous voulez, je peux vous en donner un pour l'amour de Dieu.
-
- - Cela me serait très précieux. Donnez-le,
je vous en prie
-
- - Le remède, dit alors le rabbi, c'est l'amour
des hommes.
-
-
- Hier, j'ai rencontré le psychanalyste dans la
rue avec un divan sur le dos. Comme J'exprimais mon étonnement C'est
une urgence, m'expliqua-t-il.
-
- Un juif assez radiin va consulter un professeur de médecine
célèbre. On lui a dit que la première fois on payait
cinq cent francs, et les fois suivantes seulement
la moitié. Aussi, lorsqu'il entre dans le cabinet, il prend un ton
enjoué
-
- - Bonjour, docteur, c'est encore moi !
-
- Le Professeur l'ausculte, l'interroge, prend les deux
cent cinquante francs, puis, en souriant :
-
- - Rien de nouveau, suivez le même traitement que
la dernière fois.
- - Docteur, j'espère que je suis malade, parce
que je n'aimerais pas me sentir aussi mal si je suis en bonne santé
-
-
-