Dieu, je sais que nous sommes Ton peuple élu, mais
ne pourrais-Tu pas choisir quelqu'un d'autre pour changer un peu ? (Chalom
Aleichem.)
- Ai-je la foi ? De cela, je ne puis avoir aucune certitude
immédiate ; car la foi est précisément cette oscillation
dialectique qui, dans le tremblement et la crainte, ne désespère
pourtant jamais. Elle est ce souci infini au sujet de soi-même, ce
souci de savoir si on a la foi ; et c'est ce souci qui est la foi.
-
- Lorsque le Rabbi Israël Baal Chem Tov voyait qu'un
malheur se tramait contre le peuple juif, il avait pour habitude d'aller
se recueillir à un certain endroit dans la forêt ; là,
il allumait un feu, récitait une certaine prière et le miracle
s'accomplissait, révoquant le malheur.
-
- Plus tard, lorsque son disciple, le Maguid de Mézeritch,
devait intervenir auprès du ciel pour les mêmes raisons, il
se rendait au même endroit dans la forêt et disait : "Maître
de l'univers, prête l'oreille. Je ne sais pas comment allumer le
feu, mais je suis encore Pable de réciter la prière. "Et
le miracle s'accomplissait.
-
- Plus tard, le Rabbi Moché-Leib de Sassov allait
lui aussi dans IR forêt pour sauver son peuple et disait : "je
ne sais pas comment diumer le feu, je ne connais pas la prière,
mais je peux situer l'endroit et cela devrait suffire.
" Et cela suffisait encore et le miracle s'accomplissait.
- Puis ce fut le tour de Rabbi Israël de Rizhin d'écarter
la menace. Assis dans son fauteuil, il prenait sa tête entre les
mains et parlait à Dieu: "Je suis incapable d'allumer le feu,
je ne connais pas la prière, je ne peux même pas retrouver
l'endroit
- dans la forêt. Tout ce que je sais faire, c'est
raconter cette histoire. " Cela suffira-t-il ? Cela suffisait.
- Tout ce que nous savons aujourd'hui, c'est que nous ne
savons même plus raconter l'histoire, et la seule chose que nous
savons faire est le récit de cette impossiblilité,... Cela
suffirait il encore ?
-
- Dieu a créé l'homme parce qu'Il aime
les histoires.
-
- - Noé
-
- - Oui, que veux-Tu ?
-
- - Fais sortir l'un des hippopotames et amènes-en
un autre.
-
- - Mais pourquoi ?
-
- - Parce que tu as amené deux mâles et que
tu dois amener un mâle et une femelle !
-
- - Non! Je n'amènerai rien de plus 1. Amène-le
toi-même!
-
- - Allons, Noé, tu sais bien que je n'aime pas
travailler comme ça!
-
- - Oui, mais moi en ai marre ! je suis malade et fatigué.
J'en ai ras le bol de ce sale boulot. J'ai travaillé, toute la journée
et depuis des semaines c'est la tneme chose. J'ai mal à la tête,
je sws malade et fatigué, je n'en peux plus...
-
- - Noé 1
-
- - Ouaiaiaiais...
-
- - COMBIEN DE TEMPS PEUX-TU FLOTTER SUR l' EAU .?
- Dieu demande à Mdfse de désigner la terre
promise de son choix. Moïse observe, pèse et soupèse,
analyse suivant différents critères, et finit par choisir
la Californie. Mais comme chacun sait, Mdise bégayait, aussi sa
réponse fut
-
- - Ca... Ca..
-
- Alors Dieu, rapide à satisfaire Son serviteur:
-
- - Tu veux Canaan, cette terre inculte! ? D'accord, Momo,
puisque tu la veux, tu l'auras
- Un Juif americain très progressiste et complètement
athée a décidé de donner une excellente education
à son fils. Il l'envoie donc à la meilleure école
Idique de New York: Trinity School, qui 'était auparavant une 'école
religieuse.
-
- Au bout de quelques jours, Danny rentre et déclare
à son père
-
- - Papa, ça y est, je sais ce qu'est la trinité
: c'est le Père, le Fils et le Saint-Esprit !
-
- Alors son père, atteint au plus profond de ses
convictions laïques, entre dans une violente colère :
-
- - Danny! Rentre-toi bien ça dans la tête
! Nous n'avons qu 'à un seul Dieu!... Et nous n'y croyons pas
-
- On peut prolonger cette histoire par une réflexion
très profonde :
-
- Dieu n'existe pas... et nous sommes son peuple 'élu!
(Woody Allen.)
-
- Et en approfondissant encore un peu
-
- Si Dieu n'existe pas, j'ai payé ma moquette trop
cher ! (Woody Allen.)
-
- Trois juifs récemment convertis font antichambre
pour obtenir une audience du pape. Ils discutent de leur conversion.
-
- - Moi, dit le premier, je me suis converti par amour
- et, voyant les visages sceptiques des deux autres -, par amour pour
- une chrétienne, bien sûr, pas par amour
du christianisme. Comme vous le savez, c' est elle qui a insisté
pour que je me convertisse.
-
- - moi, dit le second, je me suis converti pour pouvoir
gravir les 'échelons du système. Grâce à cela,
je suis maintenant juge fédéral et mon statut s'est grandement
amélioré.
-
- - Moi, annonce le troisième, je me suis converti
parce que je suis convaincu que les enseignements du christianisme sont
supérieurs à ceux du judaisme.
-
- - Ah! Ah ! Ah ! s'esclaffent les deux autres. Raconte
ça à d'autres, tu nous prends pour des goyim ?
-
-
- David contemple la vitrine d'un traiteur, et particulièrernent
- le rayon charcuterie, jambon, pâtés et autres.
Il est sur le point
- d entrer quand retentit un terrible coup de tonnerre.
David
- s'éloigne en courant et, s'adressant au ciel :
- - Ben quoi, on peut plus se renseigner ?
- C'est un alpiniste seul qui grimpe sur les sommets recouverts
- de neiges 'éternelles. Tout à coup, il
perd pied, sa corde le retient
- elle se déroule, se déroule mais finit
par casser. Alors notre alpi-
- niste se rattrape du bout des doigts à une plate-forme
glissante
- de glace, au-dessus d'un gouffre de deux mille mètres.
Il tente un
- moment de se redresser, mais, n'y réussissant
pas, il appelle en
- chuchotant, parce qu'un cri peut provoquer une avalanche:
- Y a quelqu un. Le silence lui répond
Il répète a peine plus tort
-
- "Y a quelqu'un ?
-
- Alors une voix puissante lui répond
-
- Oui, je suis là: Dieu !
-
- L'alpiniste reprend courage et attend la suite avec espoir,
se s
- doigts menaçant de lâcher prise à
tout instant. La voix continue :
- - Fais-moi confiance, petit, tu peux lâcher cette
plate-forme, je t'envoie deux jolis anges blancs pour te récupérer
dans ton vol plané.
-
- L'alpiniste mesure l'étendue de son désespoir
mais, ne perdant pas courage dans l'immensité du silence revenu,
il ose encore
-
- - Y a quelqu'un d'autre ?
- Un juif très pieux est en train de dire sa prière
de l'après-midi sur un rocher juste à côté de
la mer. La prière se prolonge et la mer monte, monte, entoure le
rocher et monte encore. Le juif continue à prier avec ferveur. Passe
un bateau. On lui fait des signes, on l'appelle, mais lui, imperturbable,
continue à prier. La mer monte toujours et menace maintenant de
submerger le rocher. Passe un deuxième bateau. On l'appelle pour
le sauver, mais il continue à prier. La mer monte, recouvre les
pieds du juif en Prière. Passe un troisième bateau, mais
il continue à prier. La mer atteint ses épaules, sa bouche.
Il continue obstinément à prier
- Puis la mer le recouvre totalement. n arrive dans le
monde d'en haut et se répand en reproches
-
- - Comment, mon Dieu, Tu m'as noyé alors que moi,
j'étais
- de prier pour Ta gloire ! Tu aurais dû m'épargner
.
-
- - Mais lui répond Dieu, outré, je t'ai
envoyé un premier
- bateauet tu n'as pas voulu monter dedans. je t'ai envoyé
un
- bateau, tu n'as pas voulu. je t'en ai envoyé un
troisième,
- Et tu oses Me faire des reproches
-