Un pauvre Juif trouve un jour dans son village une bourse contenant ciq
cent roubles. La même semaine, il entend une annonce à la synagogue:
le Juif le plus riche du village a perdu sa boourse et est prêt à
offrir cinq cent roubles de récompenses à celui qui la lui
rapportera. Le pauvre se rend immédiatement chez le propriétaire
de la bourse et la lui rend. L'homme compte et lui dit :
- - Je vois que tu t'es payé.
- - De quoi parlez-vous ? s'étonne le pauvre homme.
-
- - Cette bourse contenait cinq cent cinquante roubles
lorsque je l'ai perdue.
-
- - Tout à fait faux ! proteste l'autre.
-
- Les deux hommes discutent un moment, puis décident
porter l'affaire à la connaissance du rabbin. Chacun raconte sa
version de l'histoire, et le riche conclut
-
- - Bien sur, monsieur le rabbin, c'est moi que vous croyez,,,,
-
- - Bien sûr, répond le rabbin.
-
- Le riche triomphe et le pauvre est ëcoeuré~.
Le rabbin prend alors la bourse et la donne au pauvre.
-
- - Eh ! Que faites-vous ? s'insurge le riche.
-
- Vous êtes honnête, je l'ai bien vu, réplique
le rabbin, et vous dites avoir perdu une bourse contenant cinq cent cinq
roubles, c'est certainement vrai. Mais si l'homme qui a trouvé cette
bourse était un voleur, il ne serait pas venu la rendre. Donc"
j'en conclus que cette bourse doit appartenir à quelqu'un d autre."
' Si cette personne se fait connâitre, elle récupérera
sa bourse et son argent. Sinon, la bourse restera chez celui qui l'a trouvée.
-
- Et mon argent, alors ? s'inquiète le riche.
- Eh bien, il ne reste qu'à attendre que quelqu'un
trouve une bourse contenant cinq cent cinquante roubles.
- Un pauvre juif se rend un jour chez le banquier Rosen,
réputé pour son avarice, et commence à lui raconter
ses misères.
-
- Mes enfants, que Dieu les garde, sont tous malades, ma
pauvre femme a les jambes tellement gonflées qu'elle ne peut plusmarcher,
ma mère est immobilisée sur son lit à gémir
toute la, journée, ma soeur...
- Les larmes aux yeux, Rosen appelle son domestique:
- - Jean, cet homme a tant de malheurs, c'est vraiment
terrible' de l'entendre, s'il continue je vais fondre- en larmes, aussi
dois-je vous demander de le jeter dehors immédiatement
- Un schnorrer demande à un passant dans la rue:
Une petite pièce, monsieur ?
-
- - Je ne sors jamais mon porte-monnaie dans la rue
-
- - Ah ouais ! Il faudrait peut-être que j'ouvre
un bureau pour Môssieu
- Qui est le plus malheureux, de celui qui a sept filles
ou de celui qui est multimilliardaire ?
-
- - C'est le deuxième, parce que celui qui a sept
filles, Dieu les bénisse, il n'en veut pas plus
- Isaac entre dans le restaurant de Saül et commande
un repas pantagruélique : potage et crudités, deux plats,
trois desserts.
-
- - As-tu de quoi payer ? demande Saül.
-
- il faut dire qu'Isaac répond toujours qu'il n'a
rien sur lui mais qu'il paiera la prochaine fois, c'est-à-dire qu'il
n'a jamais payé. Cette fois encore, il fouille ses poches : il n'a
pas un sou.
-
- - Eh bien, Isaac, tu peux partir, on ne te servira pas,
la maison ne fait plus crédit.
-
- - On ne me servira pas ? répète Isaac,
incrédule.
-
- - On ne te servira pas, confirme Saül.
-
- - Ah .1 crie Isaac, furieux, on ne me servira pas 1.
Ah, c'est comme ça! Eh bien, je ferai comme faisait mon grand-père
! Oui, je ferai comme mon grand-père ! je n'aurai pas le choix !
-
- Il crie et hurle dans tout le restaurant, tout le monde
a peur, les clients se lèvent pour partir, si bien que Saül
essaie de le calmer. Il l'invite à s'asseoir et le fait servir.
Quand son repas est terminé, Saül demande à Isaac
- - Et que faisait donc ton grand-père ?
- - Ce que faisait mon grand-père ? Il allait se
coucher sans manger.
-
- Mendel le clochard frappe à la porte de Mme Ginsburg.
-
- -Madame, j'ai faim. Donnez-moi quelque chose à
manger.
-
- - C'est que je n'ai presque rien, là. Voudriez-vous
les boulettes d'hier soir
-
- - Oui !
-
- Alors revenez demain!
-
- Chez la voisine de Mme Ginsburg, le même clochard:
-
- - Madame, je n'ai rien mangé depuis trois jours.
-
- - Oh le pauvre ! Il faudrait faire un petit effort
-
- Menahem le mendiant demande l'aumône au banquier
Shimon.
-
- - Impossible, répond celui-ci- j'ai déjà
assez entretenir mon
- frère.
- - Pourtant, proteste Menahem, votre frèere se
plaint que vous le laissez sans le sou.
-
- - Allons, Menahem, tu ne voudrais pas que je te donne
de l'argent alors que je laisse mon propre frère sans le sou .
-
- Un schnorrer a réussi à convaincre un homme
riche de lui donner un peu d'argent. Peu après le riche aperçoit
son schnorrer attablé, dans un restaurant luxueux, en train de déguster
du caviar. Furieux, il entre dans le restaurant et reproche au schnorrer
de dépenser son argent pour un aliment si cher.
Mais, retorque le schnorrer, quand je n'ai pas d'argent, je ne peux pas
manger de caviar, et quand j'en ai, je ne devrais pas en manger ? Alors,
quand donc pourrais-je en manger ?
- Un pauvre homme plein d'esprit , souffrant de problèmes
cardiaques, se rend chez le spécialiste le plus cher sur la place.
Au moment de payer, l'homme déclare qu'il n'a pas d'argent.
-
- Mais alors, pourquoi êtes-vous venu chez moi ?
demande le médecin, vous savez bien que je suis le plus cher du
coin ?
-
- Docteur, rien n'est trop cher quand il s'agit de ma santé.
-
- Un homme très pauvre, un vrai clochard, passe
dans une rue où se dégage à côté d'un
restaurant une odeur, une odeur .. à vous couper le souffle ! Un
rôti cuit à point, qu'on est en train de couper, et qui fume
! Comme il sent bon ! Le pauvre homme n'a pas mangé depuis trois
jours, alors il s'arrête et hume avec délice le merveilleux
fumet. Le patron du restaurant le surprend à ce moment et l'apostrophe
:
- - Toi, le clochard ! Tu as senti mon rôti ! Tu
dois me le payer !
-
- - Mais je n'ai rien mangé,
-
- - Non, mais tu dois me payer pour l'odeur.
-
- Le patron s'approche de lui d'un air menaçant.
Contraint et forcé, le pauvre fouille une dernière fois dans
ses nombreuses poches et, miracle, y trouve une pièce de dix sous.
Le patron la lui prend immédiatement.
-
- Plusieurs années ont passé, le clochard
n'en est plus un, il a même un fils qui a très bien réussi.
Un jour, il demande à son fils de manger avec lui dans ce restaurant.
Il est très bien habillé, très élégant,
si bien que le patron, toujours le même, ne le reconnaît pas
et le reçoit obséquieusement. Il commande les plats les plus
chers, se fait servir abondamment. A la fin , lepatron lui présente
l'addition. Alors l'homme sort une pièce d'or de sa poche et la
fait teinter sur la table :
- - Il y a plusieurs années, tu m'as obligé
à payer pour l'odeur qui se degageait d'un rôti quet u avais
fait cuire. Moi, aujourd'hui pour le repas que j'ai fait, je te paye avec
bruit de ma pièce sur ma table.
- Un mendiant se présente chez le marchand Bensoussan
et demande l'aumône qu'il reçoit habituellement. Mais le meltre
lui répond qu'il a déjà dépensé tant
d'argent pour le mariage de sa fille qu'il ne peut plus rien lui donner.
-
- C'est très bien, mais il fallait donner votre
argent pour le mariage, et pas le mien
-
- Un schnorrer essaie en vain d'obtenir un rendez-vous
chez Rothschild depuis plusieurs jours. En désespoir de cause, il
d écide de se poster devant les fenêtres de la maison et de
crier :
- Ma famille crève de faim et le baron refuse de
me recevoir!
- Le baron le reçoit et lui donne une somme généreuse,
puis lui conseille :
- Si vous n'aviez pas fait une telle scène, je vous
aurais donné le double.
- Mon cher baron, relique le schnorrer, vous êtes
banquier et je ne vous dis pas comment être banquier. Moi je suis
schnorrer, alors s'il vous pleit, ne me dites pas comment schnorrer
- Pendant la fête de Pessah, un bon juif se promène.
Il rencontre sur son chemin un aveugle qui fait la manche. N'écoutant
que son bon cur, il lui donne une de ses matsot. L'aveugle s'en empare,
la touche dans tous les sens du bout des doigts, suit les petits trous,
à l'endroit, à l'envers, et au bout d'un moment, furieux,
il s'é'crie
-
- -Who wrote this sheet
-
- M. Rothman vient voir le rabbin Braun:
-
- - Comme c'est triste, vous vous rendez compte, c'est
une veuve, avec trois enfants en bas âge, elle doit quatre mille
francs de loyer, et si elle ne paie pas d'ici vendredi, le propriétaire
la mettra dehors.
-
- - C'est terrible, pauvre fiemme, dit le rabbin. je vais
faire un appel à la synagogue pour elle, mais en attendant, prenez-donc
déjà cinq cents francs de ma part.
-
- - Merci pour elle, monsieur le rabbin.
-
- - Vous êtes gênèreux, monsieur Rothman,
vous êtes de la famille de cette dame ?
-
- - Oh non!
-
- -Alors comment se fait-il qu'elle vous intèresse
-
- - Je suis le propriétaire de l'appartement.
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- Rothschild en voyage passe par la petite ville de Tarnopol.
Il s'arrête dans un café juif et commande un petit déjeuner.
Lorsqu'il a termine, la serveuse lui apporte la note.
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- - Deux cents francs pour deux oeufs ! s'exclame Rothschild.
C'est impossible ! Les oeufs sont si rares que ça dans le coin ?
- Non, répond la serveuse, mais les Rothschild le
sont.
-